Le bienfait des épreuves

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L’épreuve est une partie intégrante du cheminement vers Dieu. C’est quelque part un des certificats d’authenticité de notre foi.

« C’est Lui qui a créé la vie et la mort afin de vous éprouver qui d’entre vous fera bonne œuvre » (1)

Tout candidat à la foi doit faire ses preuves, à défaut, il serait trop facile à quiconque d’attester qu’il est bon croyant.

Nous n’aimons pas les épreuves, c’est humain. Nous préférons la plaine à la pente, la facilité à la gêne.

Le modèle des prophètes est là pour nous rappeler que porter la foi est intimement lié à l’épreuve.

A l’échelle collective, l’épreuve est souvent le meilleur moyen de faire le tri entre les gens sincères et ceux qui le sont moins ou pas. Combien de fois n’avons-nous pas entendu des gens prétendre s’aimer en Dieu et au premier clash, l’amour vole en éclat, laissant derrière lui un spectacle de désolation et des cœurs brisés. Combien de personnes ont prétendu s’engager pour une cause céleste et dès que les choses de la vie ici-bas prennent le dessus (lutte de pouvoir, quête de responsabilité, mise en avant sur la scène publique, etc.) le céleste devient subitement terrestre.

Les épreuves ne sont finalement pas si mauvaises que ça. Le tout est de les supporter lorsque nous sommes dans l’œil du cyclone. Pour cela, il faut s’armer d’une confiance totale et infaillible en Dieu. Il y a certainement un bien dans les épreuves ! Il faut apprendre à ouvrir nos sens pour comprendre le sens, parfois c’est à la fin de la tempête que le paysage s’éclaircit. Patience et confiance sont donc les maîtres mots.

Mais attention, ce n’est pas la patience contemplative et inactive dont il est ici question, bien au contraire, il faut être toujours en action et dans le mouvement.

A l’échelle personnelle, l’épreuve est une leçon de vie et une purification de l’âme. L’épreuve nous rappelle notre nature humaine et notre faiblesse. Nous ne sommes pas des super-héros, nous ne sommes pas des machines. Nous avons un corps et un cœur. Nous pouvons être éprouvés dans notre chair par la maladie, le handicap ou dans notre âme et notre cœur par la perte d’un être cher, un divorce, une peine de cœur, une négligence vis-à-vis de notre Seigneur ou de nos parents.

C’est dans le fond du gouffre qu’on trouve le salut. C’est quand toutes les portes se sont fermées, que nous n’avons plus de plan B, qu’on s’en remet en toute sincérité à Dieu. Dans ces moments, nous savons pertinemment qu’Il est notre seul recours et lorsque nous tendons la main vers Lui, nous le faisons avec une telle humilité et un tel besoin, que ça devient une telle source de proximité. Là où certains verront l’humiliation, nous leur disons, détrompez-vous, c’est le summum de l’adoration et la quintessence de la proximité.

Un sage disait :  « Mon trésor, c’est mon incapacité ».

A méditer.

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(1)   La royauté, Verset 2

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