Ramadan: jour 29

وَلَمَّا تَوَجَّهَ تِلْقَاءَ مَدْيَنَ قَالَ عَسَى رَبِّي أَنْ يَهْدِيَنِي سَوَاءَ السَّبِيلِ {22} وَلَمَّا وَرَدَ مَاءَ مَدْيَنَ وَجَدَ عَلَيْهِ أُمَّةً مِنَ النَّاسِ يَسْقُونَ وَوَجَدَ مِنْ دُونِهِمُ امْرَأتَيْنِ تَذُودَانِ قَالَ مَا خَطْبُكُمَا قَالَتَا لَا نَسْقِي حَتَّى يُصْدِرَ الرِّعَاءُ وَأَبُونَا شَيْخٌ كَبِيرٌ{23} فَسَقَى لَهُمَا ثُمَّ تَوَلَّى إِلَى الظِّلِّ فَقَالَ رَبِّ إِنِّي لِمَا أَنْزَلْتَ إِلَيَّ مِنْ خَيْرٍ فَقِيرٌ{24} فَجَاءَتْهُ إِحْدَاهُمَا تَمْشِي عَلَى اسْتِحْيَاءٍ قَالَتْ إِنَّ أَبِي يَدْعُوكَ لِيَجْزِيَكَ أَجْرَ مَا سَقَيْتَ لَنَا فَلَمَّا جَاءَهُ وَقَصَّ عَلَيْهِ الْقَصَصَ قَالَ لَا تَخَفْ نَجَوْتَ مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ {25}  قَالَتْ إِحْدَاهُمَا يَا أَبَتِ اسْتَأْجِرْهُ إِنَّ خَيْرَ مَنِ اسْتَأْجَرْتَ الْقَوِيُّ الْأَمِينُ{26}

Et lorsqu’il se dirigea vers Madyan, il dit:  » Je souhaite que mon Seigneur me guide sur la voie droite « . Et quand il fut arrivé au point d’eau de Madyan, il y trouva un attroupement de gens abreuvant (leurs bêtes) et il trouva aussi deux femmes se tenant à l’écart et retenant (leurs bêtes). Il dit:  » Que voulez-vous ?  » Elles dirent:  » Nous n’abreuverons que quand les bergers seront partis; et notre père est fort âgé « . Il abreuva (les bêtes) pour elles puis retourna à l’ombre et dit:  » Seigneur, j’ai grand besoin du bien que tu feras descendre vers moi « . Puis l’une des deux femmes vint à lui, d’une démarche timide, et lui dit:  » Mon père t’appelle pour te récompenser pour avoir abreuvé pour nous « . Et quand il fut venu auprès de lui et qu’il lui eut raconté son histoire, il (le vieillard) dit:  » N’aie aucune crainte: tu as échappé aux gens injustes. L’une d’elles dit:  » Ô mon père, engage-le (à ton service) moyennant salaire, car le meilleur à engager c’est celui qui est fort et digne de confiance « . « Sourate Al Qasas (Le récit), versets 22-26 »

C’est l’histoire du prophète Moïse (paix sur lui) après sa fuite du châtiment de Pharaon. Il rencontre ces femmes et prend pitié de leur faiblesse à soulever le couvercle de la pierre qui couvre le puits pour qu’elles puissent abreuver leurs bêtes. Autour de ce puits, il y avait des hommes dénués de miséricorde et de « savoir-vivre » qui n’ont pas daigné faire passer d’abord ces deux jeunes femmes. Malgré sa fatigue, puisqu’il vient de faire un long périple, Moïse ne peut laisser faire, son éducation le lui interdit. Bien qu’il soit seul sur une terre inconnue, il aide les jeunes femmes bénévolement et va se reposer physiquement à l’ombre d’un arbre, et spirituellement à l’ombre Divine implorant son Seigneur : j’ai besoin de Ton aide, de Ton secours, je suis seul, je suis faible. La pluie de miséricorde ne tarda pas à tomber à flot sur Moïse. Les versets suivants nous apprendront que Moïse trouvera refuge chez le père des jeunes filles, qu’il prendra l’une d’elles pour épouse et qu’il vivra sur place une dizaine d’années, fondant un foyer et une famille. Le geste de Moïse (abreuver les bêtes et rendre service aux jeunes filles) qui, dans son apparence, peut paraître banal a entraîné un enchaînement d’événements insoupçonnables. Nous ne cessons de le répéter, faites le bien, il triomphera toujours du mal.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer