Des souvenirs à faire vivre

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Le mois de doul hijja a la particularité de clore l’année de l’hégire. Il est en quelque sorte la transition avec une année passée et un tremplin vers une année à venir. Le foisonnement des événements qui s’y succèdent interpelle : Les dix premiers jours, arafa, les trois jours de la fête du sacrifice (Aid el Adha) !

La volonté divine est ainsi, il y a des jours qui ne sont pas comme les autres. Des jours où des portes sont, l’espace d’un moment, ouvertes sur d’autres horizons et d’autres dimensions spirituelles.

C’est l’occasion pour toutes celles et ceux qui étaient, dans le souvenir permanent de Dieu, tout le long de l’année de se rapprocher encore plus de Lui dans ce dernier mois, de finir le travail entamé dans une proximité et une élévation spirituelle que seuls des jours comme ceux là permettent d’atteindre.

Mais, c’est aussi, une main tendue de notre Seigneur, Bienveillant, à toutes celles et ceux qui n’ont pas profité de Lui les autres jours, qui étaient dans l’oubli, la paresse, l’insouciance. C’est une ultime chance de retrouver le goût de l’adoration, de revenir à l’essentiel et peut-être, de rattraper le temps perdu.

Encore une manifestation de la Bonté de Dieu, de Sa Mansuétude et de Sa Miséricorde.

Bonté dont nous devons faire don en ces jours de fête. Aid el Adha dure trois jours.

Trois jours où il nous est implicitement demandé de montrer notre joie, de la partager avec ceux qui nous entourent, de faire profusion de boire et de manger.

Des jours où nos cœurs et nos maisons devront être grand ouverts. Des jours où nous devons irradier l’amour pour chasser l’égoïsme et l’égocentrisme. Des jours de partage, jours où le « moi » disparaît l’espace d’un instant pour laisser place au « nous ».

Donnons donc vie à toutes ces histoires dont nous célébrons le souvenir en ces jours bénis :celle d’Ibrahim,  d’Ismael, d’ Hajar…

Que chacun de nous choisisse son personnage en implorant Dieu, que leur souvenir ne soit pas, tel les feuilles d’automne, balayé par le vent de l’insouciance à la fin de ce mois, mais qu’il demeure vivant et eternel dans nos cœurs, à tout jamais. Amine.

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