Entre joie et tristesse !

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Ô Ramadan, c’est l’heure de ton départ, tu dois déjà partir.

Nous t’avons accueilli, nous avons pris soin de toi, nos cœurs se sont attachés à toi, mais, malheureusement tu dois rentrer et retourner auprès de Celui qui t’a envoyé.

Tu as bouleversé nos vies, tu nous as fait vivre des moments intenses et inoubliables, alors, comment ne pas remercier Celui qui t’a envoyé à nous ?

Tu as durant ces 30 jours, illuminé nos foyers, tu as élevé nos aspirations et notre volonté, tu as décuplé nos bonnes actions, nettoyé nos petits cœurs. Comment ne pas être triste de ton départ… de cette  séparation ?

Après ces moments bénis passés en ta compagnie, tu nous laisses seuls, orphelins, perdus ?

Nos cœurs ont goûté à la douceur de la foi, nos oreilles ont été bercées par la récitation du coran, nos langues n’ont cessé de mentionner le nom de Celui qui t’a envoyé, nos pieds se sont dirigés vers les mosquées, nos mains se sont dirigées vers le Seul qui peut exaucer, de nos yeux des larmes ont coulé.

Ô Ramadan, tu as été notre hôte, le compagnon intime de nos journées, tu nous as appris à nous rapprocher du Seul digne d’être adoré, et grâce à toi, nous avons pu goûter à Sa proximité. C’est donc avec tristesse que nous te voyons t’en aller.

Que dis-tu Ramadan ? Je ne dois pas être nostalgique… Je dois être heureux d’avoir jeûné un mois entier, être fier de mes efforts, en espérant que Dieu puisse les accepter.

Je dois être joyeux, et partager ce sentiment avec mes proches et ma communauté.

Que dis-tu ? Cette proximité avec Dieu je peux toujours la sentir, la palper, je peux encore la vivre…

Mais comment alors que tu es parti ?

Je dois m’accrocher à une meilleure compagnie que toi… mais qui donc ô Ramadan ?

La compagnie de mes frères et sœurs en Dieu, celle du coran… Je dois m’y tenir fermement et ne pas les lâcher.

Que dis- tu Ramadan ? Dieu n’a pas refermé les portes du ciel, les portes de Sa Miséricorde.

Il descend chaque dernier tiers de la nuit ; Il est attentif à celui qui cherche à se rapprocher, Il répond à celui qui Lui demande.

Et qu’en est-il des prières de tarawihs, qui s’en vont avec toi ?

Tu me dis qu’une simple prière de l‘icha à la mosquée équivaut à la veillée d’une moitié de nuit, celle de Sobh à une nuit entière… Que les portes du bien sont ouvertes : celle du jeûne, de l’invocation, du repentir…

Ô Ramadan, laisse-moi te dire quelques mots :

Tu as changé mon quotidien, tu m’as aidé à m’améliorer, à corriger mes habitudes et perfectionner mon comportement.

Je me sens aujourd’hui léger, propre, apaisé. Je vais te laisser partir avec un pincement au cœur mais espérant te retrouver.

Que celui qui a adoré Ramadan, sache que Ramadan s’en est allé.

Mais que celui qui a adoré Dieu, sache que Dieu est Le Vivant, Celui qui ne meurt jamais.

1 commentaire

  1. Salam alaykoum, c’est magnifique et ça vient mettre des mots sur mon ressenti après le départ du Ramadan…
    Qu’Allah nous fasse parvenir au prochain Ramadan, qu’il soit meilleur que le précédent et qu’Il nous permette de garder cette lumière dans nos coeurs jusqu’à ce moment…

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