Se reconstruire après un divorce (2/2)

5
4821

Si malgré tous vos efforts, toute votre patience, toutes vos tentatives, vous ne voyez comme seule issue que de vous séparer, il faudra faire cela de la meilleure des manières. Si nous nous sommes mariés dans l’amour et la joie, divorçons dans la paix et le pardon.

Douloureuse séparation 

Le monde a l’air de s’écrouler devant vous, le soleil brillant à laisser place à de gros nuages orageux qui au dessus de votre tête assombrissent votre horizon. La faim et le sommeil n’ont plus aucun goût et la joie a quitté votre cœur.

Vous avez sûrement pris l’une des décisions les plus difficiles qu’ils vous soient donné de prendre. Vous avez l’impression d’avoir échoué, le sentiment de ne pas avoir fait les choses correctement. Entre la culpabilité et la sensation d’être seul et incompris, vous essayez de vivre, vous essayez de survivre.

S’il y a bien un conseil que je peux donner aux couples qui se séparent, c’est certainement de faire les choses de la meilleure et de la plus douce des manières. Se marier dans la joie mais surtout divorcer dans le respect.

Si le couple a des enfants, ce conseil est encore plus important. Combien de couples se déclarent la guerre, s’insultent, se manquent de respect, montent les enfants contre l’autre, mentent même parfois pour arriver à leurs fins ?

Quelle bien mauvaise façon de se séparer ! Si ton (a) conjoint (e) t’a blessé(e) ou meurtri(e) au point que vous vous sépariez, il reste le père de tes enfants, elle reste la mère de tes enfants. Et préserver les enfants est de votre responsabilité devant Dieu et cela pour tous les deux.

Tout les psychologues ou psychothérapeutes le diront, voir ses parents divorcer est une épreuve difficile pour un enfant. Si nos enfants souffrent de la situation pourquoi donc en rajouter ? Il faudra toute la tendresse et l’affection de ses parents pour que cet enfant passe cette douloureuse séparation de la façon la moins traumatisante. Dialoguer, expliquer et lui faire comprendre qu’il (elle) n’est pas responsable de la situation.

Il faudra trouver les mots et la bonne façon pour leur annoncer ce divorce, s’ils sont en âge de comprendre. Vous pouvez demander une aide extérieure s’il est difficile pour vous de trouver la manière de faire vivre cette séparation à votre enfant. Il peut être important d’être suivi par un psychologue, un psychothérapeute ou un conseiller conjugal et familial.

Dans tous les cas, se séparer en douceur avec respect et maturité aidera certainement le couple mais aussi les enfants à mieux vivre ce divorce.

La vengeance, les cris, les insultes ou autre règlement de comptes ne font pas partie de l’éducation du croyant. La douleur est déjà assez grande comme ça ! Séparez-vous en mettant les rancunes de côtés et en pensant en premier à l’intérêt de vos enfants, si vous en avez.

Se reconstruire

Divorcer, quelle douleur ! Si certains couples le vivent plutôt bien, ce peut être un vrai tourbillon, un énorme cataclysme, un énorme tsunami dans la vie d’un homme ou d’une femme. Chaque histoire est différente, chaque cas est unique mais la souffrance est là. On m’a souvent dit : « un homme se relève plus vite d’un divorce, c’est plus dur pour une femme !»  Ou alors (phrase que j’ai moi même entendu pour mon cas) : «  réfléchis bien, un homme se remarie plus facilement, mais pas une femme !» 

Si je pense que le divorce doit être évité le plus possible et qu’il doit être mûrement réfléchi et décidé, je pense aussi que la déchirure est éprouvante peu importe que l’on soit un homme ou une femme. Je suis convaincue également que qui garde confiance en Dieu, Le trouvera auprès de lui quel que soit le sexe !

Les chances d’en guérir ou de reconstruire un foyer n’ont rien à voir avec le fait d’être un homme ou une femme. Tout est question de volonté, de confiance en Dieu, d’invocation et de temps.

Maintenant que la décision est prise et que les démarches sont en cours, il vous faudra vous entourer de bonnes personnes et ne pas s’effondrer. Les larmes amères que vous versez lorsque vous êtes seul(e), je les ai moi même versées, le sentiment de ne pas être compris(e) m’a aussi habitée, l’impression d’être seul(e) au monde m’a également accompagnée. Accrochez-vous à votre foi et au Tout Aimant, Il est Le meilleur des soutiens, Il entend et voit votre peine. La prière au milieu de la nuit, dans la solitude et le silence, le front posé au sol, exprimait Lui ce que vous ressentez, Il entend et Il comprend.

Si l’on se reconstruit et si l’on se remet d’une épreuve, ici celle du divorce, c’est avant tout grâce au Tout-Puissant :

-Tourner votre cœur vers Lui et faites Lui une confiance aveugle.

-N’hésiter pas en second lieu si vous en ressentez le besoin de vous confier à des personnes de votre entourage avec qui vous vous sentez en confiance.

-Ne vous laissez pas envahir par la peine et la culpabilité. Se culpabiliser empoisonne et n’aide pas à avancer.

-Occupez-vous afin de ne pas sombrer dans la déprime.

-Pardonnez vos erreurs et tirez en des leçons pour l’avenir.

-Pardonnez à votre conjoint (e) ses erreurs et invoquer Dieu pour lui (elle).

-Accompagnez vos enfants afin qu’ils vivent cette séparation de la meilleure des façons.

-Gardez espoir, malgré la douleur qui habite votre cœur au moment de la séparation, n’oubliez pas que toute épreuve de Dieu cache un immense bien que nous percevons parfois des années plus tard.

Que Dieu soulage chaque homme et chaque femme éprouvés par la séparation, puisse celle-ci se faire dans la paix et la sérénité et être un nouveau départ accompagné de nombreux bienfaits. Amine

 

5 Commentaires

  1. Je n’arrive pas à trouver de réponse à ma question qui est….une femme divorcee sans enfants, est-elle obligée de retourner vivre chez ses parents?.
    On m’a dit que c’était un des grand pêcher dans l’islam

  2. Salam aleykoum

    Une femme divorcée peut retourner vivre chez ses parents ou pas, il n’y a pas de « normes ». Chacun fera comme il peut avec les moyens, outils… qui sont les siens.

    Le divorce n’est pas un péché! Deux des filles du Prophète bien-aimé de Dieu divorcèrent. Ce n’est pas une honte ni un péché, toutefois ce n’est pas une décision à prendre à la légère. C’est une décision grave et importante qui ébranle un foyer. Une décision qui doit être murement réfléchie et qui viendra en dernier recours après avoir essayé d’autres voies et d’autres solutions.

    Puisse Dieu mettre la tranquillité et la sérénité dans nos foyers!

  3. C’est faux tu peux bien vivre avec tes parents
    Même avec des enfants.
    C’est mieux de vivre avec tes parents car c’est une protection envers les hommes .

  4. Je ne pense pas que vous répondrez moi 32ans avec un homme qui ne m’a jamais respectée violences verbales au quotidien épuisée j’ai accepté le divorce à l’amiable je n’ai personne à qui parler ils y des choses qu’on ne peut raconter à ses enfants

  5. Que Dieu vous facilite Thiziri… Il faut laisser du temps pour  » se réparer « , penser à soi, s’ouvrir à de nouveaux horizons et être bien accompagné. Aussi difficile que soi le divorce, il est possible de s’en remettre, de refaire sa vie, de retrouver le sourire et le soleil qui brille.

    Je prie Dieu le Très-Haut de vous faciliter. Compter sur Lui, remettez vous-en à Lui et garder confiance. Il est Celui avec qui vous pouvez parler nuit et jour. Parlez-lui

    Courage

Laisser un commentaire

Merci de saisir votre commentaire
Merci de saisir votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.