Ma rencontre avec un homme de Dieu

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Mon cœur ne battait plus,
Ma poitrine était étroite,
Je me sentais perdu dans ce vaste monde,
La vie me donnait le vertige,

 

Le moindre événement devenait une montagne insurmontable,
Je restais assis au pied de cette montagne avec le regard vide,
La vie me tenait par deux doigts,
Elle se jouait de moi, me ballottait, me bousculait, m’étouffait selon son humeur,
J’étais inerte, ma langue était paralysée, mes membres lourds, mon cœur prisonnier…

J’ai monté les marches de sa maison, chacune d’elle semblait représenter une éternité,
Pas une parole ne pouvait sortir de ma gorge,
L’atmosphère était silencieuse, anormalement silencieuse,
Ici, le temps semblait suspendu comme si toute son attention était captivée par cet homme,
Et en oubliait le rôle qui lui incombait,

Arrivé devant la porte, mes jambes manquaient de flancher,
La petite chambre était modeste,
Des livres par-ci, par-là, une vieille radio, une bibliothèque bien garnie,
Il était assis avec un livre entre les mains et il le ferma pour nous,
Il quitta son occupation pour ses enfants,

Père, vas-tu nous quitter un jour, vas-tu nous oublier,
Père, j’ai quitté ta chambre et déjà tu me manques,

Chacun de ses sourires, de ses regards était tel un trait de lumière qui envahissait toute la chambre,
Envahissait toute ma vie,
Ses premiers mots furent des mots de tendresse, ceux d’un père à ses enfants,
Les suivants furent des paroles lourdes, ceux d’un père qui s’inquiète pour ses enfants,

Père, qu’as-tu vu en moi ?
Pardon de t’avoir attristé un peu plus par ma condition pitoyable,

Ses paroles se déversaient sur nous avec la douceur de la brise océanique,
L’univers devint étroit entre ses mains,
Il nous mit au seuil de la porte et nous invita à la franchir,
Tout devenait si facile,

Il nous invitait à tourner définitivement le dos à notre cellule et à y laisser nos chaînes,
Il nous poussa vers des espaces infinis comme la mère des oisillons les pousse hors de leur nid,
Il ôta pour nous le voile du bas-monde qui apparut sous sa forme hideuse,
Il nous invita à le répudier,
Chacun de ses conseils étaient accompagné du parfum de la réussite,
Nos volontés s’enflammaient dans nos poitrines sans aucun effort de notre part,
Il nous montra les hautes cimes, nous invita à les franchir et aller au delà,

Chacun de ses gestes, de ses paroles, de ses sourires, de ses soupirs désignaient Le Tout Miséricordieux, unique destination de notre vie… Lâ ilâha illallah


1 commentaire

  1. Je te remercie pour ce témoignage. Moi qui n’ai pas eu la chance de le rencontrer je m’y croirais vraiment. Barakallahoufik de m’avoir fait voyager jusqu’à lui.

  2. barakallah fikk si farid pour ces belles paroles si véridiqueset si touchantes , qui m’ont fait voyager à travers le temps .depuis que Dieu a mis sur mon chemin ces femmes et ces hommes ., cette famille du coeur avec qui j’ai tant appris , goûté cette douceur de la foi, que ce grand homme a essayé de réanimer ds nos coeurs meurtris et fatigués , de souffler en nous cette belle parole enivrante , de nous donner l’essentiel qui mène à l’éternel , je n’ai cessé d’admirer , d’apprendre à aimer , de l’aimer encore plus quand il est parti .

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