Sortir du temps des médias pour entrer dans le temps de Dieu

Les mots ou les « flatus vocis », ce courant d’air accompagné d’une voix, sont le seul pouvoir entre les mains de celui qui veut ruiner ta volonté et ta motivation. Entrer corps et âme dans ce temps des médias, qui construit sur des sables mouvants, c’est s’enliser dans le pessimisme, voir des murs s’ériger autour de soi, se laisser emprisonner dans un cercle infernal qui n’existe pas.

S’il faut s’intéresser à la fraternité entre les hommes avec un attachement particulier pour ceux qui partagent notre foi et notre idéal de paix, que cela ne nous laisse pas nous enfoncer dans l’obscurité de la haine. Il ne faut pas se laisser entraîner par le rythme des médias qui ne vend que du vent et fait accélérer inutilement le rythme de ton cœur.

Prendre le recul et entrer dans le temps de Dieu, parfumer sa journée de Sa mention, se rappeler que tout est dans Sa main bénie. Ce jardin dans lequel on entre par Sa mention est un lieu de paix au milieu du chaos.

Ce qui est bien pire que ces attaques contre les musulmans, c’est cette apparente tranquillité avec laquelle les êtres humains sont asphyxiés, lentement, dans leur for intérieur, jusqu’à ne plus éprouver d’amour pour leurs frères et sœurs humains, jusqu’à perdre de vue cette étincelle qui brûle encore au fond d’eux et qui essaie de faire entendre dans le vacarme de cette vie : Pourquoi es-tu là ? Qui t’a donné la vie ? Que deviendras-tu après la mort ?

Pour toutes ces questions, par la grâce de Dieu nous avons les réponses, nous vivons une expérience réelle de lien avec notre Créateur, Sa compagnie est devenue notre seul réconfort, une compagnie qu’on peut retrouver partout, chez soi, au travail, avec ses amis.

Puisse Dieu éveiller nos cœurs qui éveilleront à leur tour les cœurs qui nous entourent.

22 commentaires

  1. Bonjour cher frère Farid. Paix à toi, aux tiens, à tes proches et à tes plus éloignés. Que Dieu t’ Aide et Affermisse encore d’avantage tes pas, si nécessaire était, chaque jour qu’Il fait, exalté et magnifié soit son Nom. Il est important de dénoncer les messages biaisés, tronqués, volontairement ou pas d’ailleurs, et de rappeler la nécessité à tout un chacun de se souvenir continuellement de Notre Créateur. Sans ce souvenir indispensable et vitale, nous nous perdons. Nous sommes comme ça, nous avons été créés comme ça. Je poste ce message parce que je souhaiterais que nous sortions enfin de ce carcan parfois passionnel et pathologique qu’est l’opposition. L’Histoire nous en a fait don. C’est un fait et nul ne peut le nier. Cependant, l’Histoire n’étant pas encore morte, la fin du Monde n’étant pas encore arrivée, et espérons qu’elle n’arrive pas tout de suite, celle-ci continue de s’écrire. N’est il pas enfin temps de dépasser tout ça ? Dépasser tous ces clivages nuisibles et contreproductifs au Devenir Humain, notamment, mais pas que. N’est il pas enfin temps de conjuguer ? Conjuguer la temporalité à la spiritualité par exemple, conjuguer aussi ce que l’autre peut nous apprendre de lui, de sa perception et même, parfois un peu, de nous-mêmes, avec l’ensemble de nos références enfin rassemblées ? N’est il pas grand temps de changer d’approche, de renouveler nos intentions et espérer ainsi peut-être beaucoup plus grand ? Lorsque Dieu Evoque le dépassement de la rancune, aussi légitime et enracinée qu’elle puisse être à « Ses Yeux », ne nous fait-Il pas une grande promesse ? Cette grande promesse qui pourrait peut être être bénéfique ici et après, qu’Il soit exalté et magnifié ? N’est il pas aussi du rappel de Dieu de se souvenir de Ses Promesses et de Ses Invitations ? Notre bienveillance, non pas faiblesse et j’insiste là-dessus, ne doit elle pas dépasser toute forme de maladresse, d’incomprehension voire même de malveillance ? Dieu Sait Mieux. En tout cas, si on ambitionne de dépasser tous ces clivages, ces oppositions, cette Grande Confusion, ce Grand Malentendu , qui font du mal à chacun d’entre nous, il faudra bien que certains fassent le premier pas vers l’autre. Est ce que celui qui sait est égal à celui qui ne sait pas ? A mes yeux, et cela n’engage évidemment que moi avec toute la subjectivite et la relativité que cela suppose, non ! Sûrement pas ! Et je m’en fais ici le témoin en espérant que je ne le serais qu’ici et nul part ailleurs. Dieu Sait Mieux. Que Dieu nous Aide !

    1. Je te remercie pour ton message chaleureux, je te lis à travers tes messages et jusqu’au bout 🙂 et j’aimerais te lire directement dans les articles car tu exprimes des idées très profondes qui méritent d’être publiées et mises en valeur. Au plaisir de te rencontrer dans un moment de fraternité.

  2. Je songeais exactement à la même chose. Paix-peace-salam-shalom vous pourriez exprimer vos idées et opinions au travers d’articles 🙂

    Merci cher Farid pour tes articles que je lis avec beaucoup d’attention.

  3. Paix à toi cher frère Farid. Merci pour ton message d’encouragement, c’est ainsi que je le prends. Puisque l’occasion m’en est formellement donné de ta part, je lance un appel. J’appelle à sortir des attitudes victimaires et défensives, tout aussi légitimes qu’elles puissent être parfois. J’appelle à sortir du repli sur soi, ce fameux repli sur soi collectif que nous reprochent certains, peut-être à juste titre. J’appelle à l’ouverture sur l’autre. J’appelle à l’assumation de son devoir de Témoignage et d’Appel devant le reste de l’humanité que nous confère notre position, que j’espère réelle, de dépositaire de la foi. Dépassons enfin toutes ces petites querelles circonstanciées qui, de toutes façons, disparaîtront tôt ou tard. Mieux vaut tôt que tard, ne pensons nous pas ? Quel rôle comptons nous jouer dans cette clarification ? Emparrons nous enfin pleinement de notre mission ici qui, à mon sens, dépasse la petite dimension égoïste et individualiste de Salut Personnel et faisons preuve d’un peu plus de compassion envers le reste de l’humanité comme nous y enjoint le dernier Prophète qui nous a été envoyé (P. S. A. L). Des coeurs sont en attentes pour ne pas dire des âmes, consciemment ou pas certes mais en attente tout de même. Arrêtons une bonne foi pour toutes de chercher désespérément ailleurs un salut situationnel qui, de toute façon, ne proviendra que de nous mêmes, je n’évoque ici que la dimension horizontale non exhaustive évidemment de recherche de celui-ci et le précise au cas où besoin était. Cessons de perdre d’avantage de temps, ce temps dont Dieu nous a fait don et qui ne cesse, lui, de s’écouler inexorablement. Lui au moins accomplit pleinement son devoir et on ne peut pas le lui reprocher. Je m’en porte témoin ! L’enjeu est trop important. Chaque seconde qui passe est un témoin de trop, à mes yeux, du retard que prend l’effectuation de l’Appel. Celui-ci nous attend et Dieu Sait qu’Il fait preuve de patience avec nous, accordons lui un peu de reconnaissance et de considération pour celle-ci. Je parle de l’Appel qui nous attend. Que penser de toutes ces âmes, de tous ces coeurs en désespérance qui survivent comme ils peuvent au milieu de toute cette Ignorance, de toute cette Confusion, de tout ce Malentendu? Que penser d’eux? Que penser du calvaire qu’ils vivent au quotidien, consciemment ou pas, et qui se manifeste chaque jour sous nos yeux de différentes manières ? Oui dénoncer toutes ces manifestations, nous savons faire mais enfin, que proposons nous ? Sommes nous réellement présents au Rendez-vous qui nous attend ? Sommes nous réellement présents à nous-mêmes ? Si on prétend que oui alors comment justifier cette apathie, cette passivité, cette indifférence, ce laxisme, cette lâcheté, cette imposture, pour ne pas dire cette hypocrisie de notre part ? Que Dieu nous Aide! Dieu Sait Mieux.

  4. … « jusqu’au bout » petit ? perso pour mon frère Farid, que Dieu l’Agrée, le message est passé. Désolé pour cette petite aparté personnelle au reste des lecteurs de ce forum. Je vous aime en Dieu, qu’Il nous Vienne en Aide !

  5. Merci pour tes articles cher frère. Pardonne moi si je t’ai semblé quelque peu ingrat à ce sujet, ce n’était pas l’idée en tout cas. Au moins, toi tu contribues et ça aussi je m’en porte témoin. Merci également à vous Khadidja pour votre invitation. J’y répondrais comme je le pourrais si toutefois je le pourrais. Dieu Sait Mieux. Pendant que nous évoquons la générosité, si certains d’entre vous souhaitent faire don d’invocations pour moi et pour mes proches où que ces derniers se situent, celles-ci (les invocations) sont les bienvenues. Que Dieu Vous Accorde d’avantage de Ses Grâces.

  6. Merci pour ce clin d’œil fraternel ?. J’aimerai rebondir sur la fin de ton message puisque j’adhère totalement à ce que tu présentes avant. La fin du message émane, pour sa part, d’un cœur (je le ressens ainsi) soucieux et exigeant envers lui-même, et plein de sollicitudes pour nos frères et sœurs adamiques. Il peut toutefois être déroutant pour un lecteur de passage, voire dégager une vision très pessimiste pour le lecteur non initié à une compagnie fraternelle pleine d’amour et de fraternité, bénéficiant du vent optimiste de Dieu et de Son prophète paix sur lui. Si je me permets cette réponse c’est que je sens dans tes messages une profondeur qui en dit beaucoup sur votre éducation et présence à Dieu. Toutefois, seul nous ne pourrons rien. C’est dans une compagnie, tout d’abord locale, puis nationale et internationale que nous pourrons porter les valeurs profondes qui nous nourrissent, à un public plus large, car, après tout, les mots ne font que remuer des émotions, l’œuvre agissante est le témoignage des mots qui témoigneront à leur tour des œuvres. S’il est besoin de se faire entendre à travers toutes les voies médiatiques (j’entends ce mot dans son sens large) possibles, il est aussi besoin de présenter près de chez soi un modèle prophétique en chair et en os (nous aspirons à cela, tout du moins) un modèle d’homme épanoui, dont la simple rencontre ferait ressentir le manque cruel dont souffre l’homme moderne, prisonnier d’une vision de lui-même et du monde qu’on lui a imposé, bafouant sa liberté la plus élémentaire de connaître Dieu. Paix, je ne vous connais pas mais je sais que je vous aime aussi, au fond de moi. Ça ne s’explique pas, les âmes ne se sont-elles pas rencontrées il y a des milliers d’années avant les corps. Faisons confiance à cette intuition imanique ?

  7. Paix à toi cher frère Farid. Je « vous », « tu »? rejoins entièrement sur ce propos et nous nous connaissons peut-être beaucoup plus que vous ne l’imaginez présentement, je me réfère ici à cette vie terrestre et non pas à celle d’avant, sans pour autant nier cette possibilité aussi, cela va de soi en ce qui me concerne. Je ne pratique pas le culte du mystère mais j’ai mes raisons.
    Pour revenir au concept d’accompagnement spirituel que vous évoquiez, je partage votre avis mais souhaiterais l’enrichir de nouvelles perspectives exercistiques. Ce modèle de compagnie auquel vous faîtes allusion est il rigide dans sa forme, dans son exercice ou peut il s’enrichir également de nouvelles formes supplémentaires de manifestations ? Je ne parle pas ici du lien spirituel qui peut transcender la dimension physique par le biais d’invocations faites les uns pour les autres par exemple. Je parle bien ici de l’exercice effectif de cette dernière envisagée sous l’angle de moyens nouvellement disponibles qui viennent s’ajouter à ceux existants lorsque le modèle hérité a été conçu initialement. Pour lever toute ambiguïté ici, je ne parle jamais de venir contredire celui-ci ou le remettre en question dans sa forme initiale et dans sa forme existante. Que Dieu me Préserve d’une telle ingratitude !
    Nous n’avons pas tous les mêmes possibilités, les mêmes disponibilités et le nier, c’est aussi fermer les yeux sur des réalités subjectives pourtant bien réelles, elles, objectivement parlant.
    D’ailleurs, au passage, j’aime cette idée, cette démarche qui consiste à ne pas simplement se satisfaire de l’héritage reçu, de sa simple « consommation », de son simple usage, mais qui consiste à ambitionner, à developper, à poursuivre l’oeuvre de celui-ci en s’appuyant dynamiquement dessus afin de concevoir de nouveaux dispositifs adaptatifs qui viendraient s’ajouter à ceux déjà existants sans pour autant jamais les remettre en question ni les trahir.
    Afin d’être plus explicite, je souhaite offrir la possibilité à certains individus contraints objectivement et réellement frustrés de réexaminer la perception de l’exercice de cette compagnie, d’interroger leurs propres apprehensions de celle-ci, leur propre rapport à celle-ci, leur propre positionnement vis à vis d’elle et d’identifier dans quelles mesures celle-ci pourrait éventuellement s’exercer différemment de ce qui a été uniquement envisage jusqu’à présent.
    En fait, je souhaiterais proposer une approche beaucoup plus pragmatique, réaliste, beaucoup plus souple qui tiendrait compte des possibilites et des impossibilités de chacun que leur offre le moment donné. J’ai appris à ne réfléchir qu’en terme de « possible » considérant le reste comme non de mon ressort et je suis intimement convaincu que c’est par cette approche que l' »impossible » d’aujourd’hui peut éventuellement devenir le « possible » de demain ou d’après demain. Acceptation d’un jour ne vaut pas forcément renoncement pour toujours. Ainsi on sort de ce fatalisme circonstancié qui voudrait nous faire renoncer à toute ambition impossiblement réalisable à l’instant « t » voulu initialement. D’ailleurs l’instant t » voulu initialement et subjectivement correspond il réellement à l’instant « t » réalisable, raisonnable et salutaire objectivement ? Je propose de sortir de ce dualisme rigide et finalement dilemmatoire qui impose le « tout ou rien ». Je propose l’envisagement alternatif de la « parcellite » quand la « totalité » semble hors d’atteinte momentanément.
    Je propose ici à tous ceux qui pourraient se sentir concernés de sortir de ce tiraillement qui voudrait que lorsque l’on se sent incapable, souvent à juste titre, d’effectuer ce que l’on se représente comme étant le « tout minimum », on renonce à effectuer le « partiellement possible » insuffisant à nos yeux. Je n’invite pas ici à faire preuve d’un quelconque laxisme insincere, non, j’invite ici, au contraire, à convoquer sa sincérité la plus intime et la plus authentique devant Dieu, et à relativiser ce qu’elle peut paraître aux yeux de certains aussi proches qu’ils puissent nous sembler être. Tout cela dans l’espoir de construire à partir d’elle. Elle est un socle fiable, elle, le déni de réalité(s) ne l’est pas lui et je m’ estime très bien placé pour en parler. Chacun dispose de contraintes qui lui sont propres. Dieu Sait et Voit Tout. Ne nous est ce pas suffisant? Tout n’ est pas forcément toujours facilement discible ou explicable à autrui, même si je ne parle pas ici d’en faire l’économie. En effet, tout ce qui peut contribuer à dissoudre un malentendu étant, à mes yeux, vertueux et salutaire. Cependant, certaines situations empêchent. Je propose ici de se libérer de certaines perceptions radicalistes afin de les enrichir de nuances, de dosages, de subtilités, d’inventivité, de créativité, de contributivite totalement envisageables, elles, pour le coup. Cela permettra peut-être ainsi de maintenir un lien aussi tenu pourra t-il être parfois, et d’éviter ainsi d’en arriver à une « rupture » de celui-ci temporaire ou définitive que la rigidité imposerait inévitablement. Oui la rigidité d’un lien et de son entretien peut lui conférer un risque de rupture auquel pourrait échapper la souplesse et l’élasticité de celui-ci.
    Pour être présent à l’autre, encore faut-il commencer par essayer d’être présent à soi.
    Pour résumer, si j’envisage aujourd’hui l’exercice de cette compagnie, je l’envisage complètement différemment de la façon dont j’ai pu l’envisager en d’autres temps. Pour autant je n’y renonce pas. Preuve en est peut-être que j’écris actuellement ce poste après une très longue absence. De quoi sera fait demain, Dieu Seul le Sait. Tout évolue, les situations, personnelles et collectives, les circonstances, nous mêmes également, je l’espère tout du moins et dans le bon sens si possible. Rien n’est figé, tout n’est que mouvements, dynamiques, ce qui représente en soi, à mes yeux tout du moins, un signe de vitalité. Dieu Sait Mieux. Merci pour l’invitation cher frère, j’y répondrais comme je pourrais. Que Dieu t’ Agree ton hospitalité !

    1. En noyant le lecteur d’exemples, j’ai peur que celui-ci consacre finalement toute son attention à ces derniers alors que, de mon point de vue, c’est le principe général énoncé qui prévaut.
      Je pense que ce n’est qu’en remontant jusqu’à celui-ci que l’on peut ensuite envisager tout un ensemble de traductions possibles non exhaustives qui peuvent se transposer concrètement dans la réalité rencontrée.
      On souffre tellement de restrictivisme, conscient et inconscient, que j’ai peur que le lecteur puisse en être influencé au point d’en oublier le principe même illustré par l’exemple.
      N’y vois pas ici de l’intellectualisme à outrance stp, mais vois y plutôt une volonté de préciser une pensée au plus juste possible afin que celle-ci soit dénuée de toute ambiguïté (ce qui n’est pas toujours évident, je le concède).
      Je ne trouve pas toujours tous les mots pour illustrer celle-ci au mieux mais j’y travaille avec acharnement en espérant que Dieu m’ Aide s’Il le Veut.

  8. Je suis d’accord avec la nécessité de se rapprocher de l’incarnation du modèle Prophétique Mohametique (P. S. A. L) afin d’ambitionner d' »être un Coran qui marche » comme le décrivait si bien notre mère Aicha que Dieu l’Agrée.
    Cela dit, doit on vraiment suspendre et conditionner notre action et notre Appel à l’état de celui-ci ?
    A mes yeux certainement pas !
    On peut être maladroit dans sa démarche, paraître non crédible aux yeux de certains, mais après tout, appelons nous à notre propre personne, à notre propre religiosité toute personnelle, toute subjective, et toute relative qu’elle puisse être, ou appelons nous à Plus Grand?
    Ne nous trompons pas d’appel.
    Le Prophète (P. S. A. L) nous invitait à « ne transmettre de sa part ne serait-ce qu’un verset ».
    Qu’est-ce qui nous empêche de le tenter ?
    J’invite ici à faire preuve d’opportunisme de circonstance, non pas d’agir comme « le feu de paille qui brûlerait très vite avec de grandes flammes pour s’éteindre tout aussi rapidement », mais à faire preuve de cet opportunisme de manière durable et éternelle.
    Pourquoi tout conditionner ?
    Pourquoi tout suspendre ?
    Pourquoi tout rigidifier ?
    Ne pouvons nous pas nous libérer de l’emprise de certains schémas méthodiques, certes pertinents et fortement légitimes, mais parfois trop restrictifs au vu des situations de chacun ?
    Doit on vraiment se résoudre à l’inaction en matière d’appel sous prétexte que nous mêmes n’en serions pas à la hauteur ?
    Je propose que non.
    Au vu des enjeux en présence ici, je propose, non pas de remettre en cause certains schémas hérités, que Dieu Agrée leur légataires, mais de les enrichir d’une approche plus subtile, d’une vision et d’une visée plus « micro » qui collerait d’avantage à la réalité subjective de chacun (cela ne contredit en rien l’intervention du frère Farid qui l’a mentionné aussi dans sa précédente intervention) et de libérer ainsi l’action.
    Petite apparte ici destinée au lecteur de passage: oui je considère mon frère Farid comme mon « frère » de foi, ce qui ne participe nullement à réduire la dimension conceptuelle de la fraternité que j’envisage à l’égard de chacun où qu’il puisse se trouver, cher frère ou chère soeur qui me lit, elle s’y additionne et vient simplement la renforcer.
    Je reviens au sujet de mon intervention:
    Ne nous faisons pas attendre !
    Je sais ce que certains pensent.
    Nous ne sommes pas prêts et ne pouvons pas accueillir une telle masse de nouveaux venus parce que ceux-ci pourraient submerger les capacités d’accueil et risquer malheureusement et involontairement de dénaturer ou d’altérer l’authenticité de notre Belle Miséricorde comme ce fut parfois le cas par le passé. Ils pourraient troubler la compréhension de celle-ci par leur attitude peut-être trop maladroite du « départ ».
    Je l’ai déjà entendu.
    Je comprends cette objection, ce raisonnement, mais je ne le partage pas du tout.
    Je n’en n’ai pas le droit, pas moi qui me considère, de par ma propre expérience, comme étant l’incarnation de la réfutation d’une telle crainte.
    Certains de mes premiers contacts, aussi négatifs et déterminants qu’ils aient pu être, n’ont en rien été déterministes, Dieu Merci. Louanges à Dieu Seigneur des Univers. Quiconque Il Egard, nul ne peut le guider mais quiconque Il Guide, nul ne peut l’Égarer. Gloire à Lui, Seigneur des Univers !
    Sont ce pour autant des raisons valables qui justifieraient en toute légitimité que l’on prive l’autre de son droit le plus fondamental à recevoir l’Appel?
    Nous est il vraiment demandé de prendre en considération tous ces aspects du possible?
    Pas à mes yeux et je m’insurge contre ça. Puisse Dieu m’en être Témoin !
    Dieu est Seul Garant de Son Message, au delà de tout ce qu’on peut en concevoir, en imaginer, n’en doutons pas !
    Nous est il vraiment demandé de prendre en considération tous ces aspects possibles?
    Possiblement.
    Travaillons alors dessus.
    Pour autant ne nous dispensons pas, dans le même temps, de nous acquitter de ce deuxième devoir qu’est l’Appel.
    Toute proposition est bienvenue en ce sens.
    Il n’y a rien de « pessimiste » dans ma démarche, bien au contraire, j’invite à l’optimisme, à l’ambition. J’invite au « mieux » .
    Cessons de nous dévaloriser à ce point, nous n’en n’avons pas le droit.
    Peut être nous montrons nous d’ailleurs quelque peu orgueilleux à cet endroit. Que Dieu nous en Préserve !
    Dieu Seul Sait Réellement qui est qui.
    Avançons!
    Dieu Sait Mieux évidemment.

  9. Salam cher paix, je viens de lire l’ensemble de tes posts très intéressants et qui me permettent de te connaître un peu plus. Je retrouve en filigrane de ceux-ci une sagesse arabe qui dit : si tu ne peux pas faire tout alors ne laisse pas tout. Il existe de ces sagesses, qui, bien que courtes, renferment des océans d’enseignements. C’était la qualité du Prophète Mohammed (paix sur lui) qui en quelques mots transmettait énormément d’enseignements. Dans ces différents messages que j’ai pu lire plus haut je ne ressens pas du tout de pessimisme mais plutôt un manque d’optimisme 🙂
    En effet, si l’on compte sur nos ressources on ne pourra pas viser les sommets, mais si on observe le parcours des hommes autour de l’Envoyé (paix sur lui) on constate qu’ils partaient du même niveau que nous voire plus bas pour certains et qu’ils purent s’élancer dans les firmaments. C’est au secret de cet élan et de cette capacité à se transformer qu’il est intéressant de s’attacher sans se perdre dans les méandres de la raison. Cette dernière ne peut qu’être frustrée face à une telle transformation mais lorsque tout l’être humain réconcilié, dans son entièreté (raison, cœur, corps…) peut se mouvoir sur le chemin du Prophète paix sur lui (car « si vous prétendez aimer Dieu alors suivez-moi (paix sur lui) Dieu vous aimera alors « ) alors on ne compose plus avec son état actuel un résultat accessible mais on aspire à un état d’élévation qui nous dépasse. Si on s’appuie sur ses propres ressources (qu’est-ce qui pourraient constituer nos propres ressources quand rien ne nous appartient, si ce n’est une illusion) le sommet s’éloignera et paraîtra inaccessible. Qu’il faille se renouveler et adapter les formes je te rejoins totalement dans la mesure où ce n’est pas une fin en soi et que le cœur de ce qui constitue la méthode prophétique (qu’elle apparaisse trop archaïque pour un esprit moderne formaté dans le changement et la course vers le nouveau) soit cette monture sur laquelle nous nous hatons vers notre Créateur, glorifié soit-Il. Je crois, cher paix, que tu gagnerais en clarté (avec tout mon respect) en illustrant un peu plus tes propositions par des exemples concrets pour ne pas rester sur une sphère trop intellectuelle, malheureusement par trop miné par le rôle central de la raison. Puisse Dieu t’accorder et m’accorder la paix et la misericorde qui agissent sur les cœurs illuminant ainsi la raison d’où émane la sagesse.

  10. Paix cher frère.
    Merci pour le partage de ton regard sur ma prise de parole, pour ton sourire ainsi que pour ton invitation à plus d’optimisme.
    Que Dieu Agrée.
    Je profite de ton propos pour poser questions qui ne s’adressent pas forcément à toi en premier lieu mais si tu veux y apporter réponse, je t’en serai reconnaissant.
    La crainte de la dérive rationaliste doit elle pour autant nous amener à rejeter toute démarche rationnelle ?
    Le rejet du subjectivisme, qui a trop longtemps pris en otage certaines appréhensions analytiques et interprétations qui en découlaient, doit il conduire au rejet de toute forme de considération de la dimension subjective ?
    Je pose ici ces questions qui pourraient concerner d’autres notions, dont les réponses me paraissent évidentes à moi, parce que j’assiste trop souvent à ce phénomène extrême qui consiste à passer d’une adhésion totale voire aveugle à une approche à un rejet tout aussi total de celle-ci dès lors que s’opère une prise de conscience demythificatrice.
    On balance ainsi d’un extrême à l’autre en permanence sans jamais trouver le juste milieu auquel nous sommes pourtant conviés.
    Peux-tu me faire partager ton regard sur ce phénomène stp ?

  11. Tu as bien choisi ton surnom Paix, c’est ce qui se dégage de tes contributions, 🙂
    Tu mets le doigt sur un sujet qui mérite un vrai échange bien plus élargi que ce cadre par messages interposés. Mais puisque tu me demandes mon avis, voilà : l’équilibre dont tu parles est matérialisé parfaitement à travers le modèle prophétique (paix sur lui) et la raison à une place d’honneur mais pas centrale. Les révélations du Coran ont mis en place les piliers, les phares et les limites dans lesquelles la raison peut s’étaler, mais lorsque celle ci déborde (dans le Noble Coran le mot طغى est utilisé à la fois pour la rivière qui déborde de son lit avec toutes les conséquences néfastes pour son environnement, mais il est aussi utilisé pour décrire le tyran (qui dépasse les limites du pouvoir et sème le trouble)) il y a forcément injustice. C’est le rationalisme que je pointe du doigt et non la rationalité. Qui peut nous dire quelle est sa juste place ? Pas celui qui a laissé sa raison prendre le pas sur tout au point de peser et soupeser tout à l’aune de celle ci, même la révélation y passe. Dans une éducation équilibrée il s’agit de réactiver tous les sens de l’homme, du cœur et de la raison pour que chacun puisse trouver sa place. Donne à la raison les pleins pouvoirs et cela donne un monde sans cap, livré à toutes les manipulations modernes que nous connaissons. Oui manipulations il y a, pour obtenir de l’humanité une certaine docilité tout en lui offrant sa dose d’opium dans le supermarché des spiritualités ou tout est relatif et où nous sommes vaccinés contre l’absolu, la vérité, le transcendant… Tout le monde a raison, tout le monde a sa propre vérité, ne viens surtout pas avec un message divin adressé à l’homme, tu seras taxé de fanatique. La transcendance ? l’humanité l’a troqué contre l’immanence, le karma n’est-il pas, d’ailleurs, une forme de justice immanente ? Dieu fut troqué contre l’humanisme exclusif. Et la raison est devenue le seul moyen légitime pour comprendre le monde, le représenter. Alors je semble trop pencher vers le cœur au détriment de la raison ? Je pense que la raison est un bienfait de Dieu mais qui ne fait pas bon ménage avec l’orgueil, la prétention, l’individualisme… Je ne la nie donc pas mais je la remets à sa place. Quelle cadre me permettra donc de connaître le rôle de la raison et son cadre ? Le dhikr (évocation de Dieu) abondant ! Car en illuminant son cœur, la raison se rendra compte de la place royale du cœur. Cette raison produira alors de la sagesse. Miséricorde et sagesse, rahma et hikma, une miséricorde qui a pour réceptacle le cœur et une sagesse qui a pour réceptacle la raison. Et Dieu est plus Savant.

  12. Paix cher frère Farid.
    A la lumière de ton propos, peut on parler d' »aliénation rationaliste » où la raison érigée en « Maître Absolu » prendrait en otage l’homme et le priverait ainsi d’une part de ses facultés sensorielles innées (sens « cardiaque » par exemple comme il est évoqué ici) ?
    Peut on parler de « restrictivisme rationnaliste » voire de « prédation rationnaliste » phénomènes au cours desquels la perception du Réel par l’homme n’est réduite qu’à la portion congrue que sa « petite raison » est capable de percevoir à un endroit « l » et à un instant « t » de son histoire individuelle et collective ?
    Rationnellement parlant, la « Raison » ne nous interpelle t-elle pas face aux dérives du « Rationalisme » ?
    La « Raison » ne se constitue t-elle pas finalement intrinsèquement comme premier témoin à charge contre le « Rationalisme « ?
    Le « Rationalisme » n’est il pas en définitive une « idole » en soi?
    Dieu Est Le Plus Savant.

  13. Oui c’est tout à fait ça pour le début de ton post, c’est ce que je pense, par contre je ne pense pas que celui qui sortirait l’homme de ce cercle vicieux soit la raison elle même, car elle peut être trompée par son propre raisonnement. Dieu ne parle T Il pas de ceux qui seront ressuscités aveugles et sourds car ils étaient sourd à l’appel et aveugle aux signes. Quel est l’organe concerné par cette cécité si ce n’est le cœur ?

  14. Lorsque le cœur ouvre ses yeux, lorsqu’il entend l’appel, la raison ne peut que se soumettre et atteindre la sagesse. Le cœur a des sens insoupçonné par celui que sa raison à trompé.

  15. En fait, je n’oppose pas les deux et je pense que chacun à son niveau peut réfuter le Rationalisme y compris la Raison elle-même.
    Ce que je veux dire par là, c’est que la réfutation du Rationalisme n’est pas forcément l’exclusivité, l’appanage d’un seul moyen.
    Ainsi, envisage sous cet angle là, cela peut ouvrir de nouvelles perspectives méthodiques pour celui qui serait tenter d’en délivrer un otage autre que par le biais de la dimension cardiaque pour qui parfois, malheureusement dans un premier temps, ce langage ne parle pas.
    Que penses-tu de cette idée ?
    Autrement dit, si on ne peut pas arriver à atteindre le coeur de la personne concernée dans un premier temps, on peut toujours essayer par la tête qu’en penses tu? (je pense ici aux personnalités dîtes de « forte cérébralité ».)
    Si le but est noble, ne peut on pas essayer tous les moyens possibles permis pour y parvenir ?

  16. Salam, vu sous cet angle je suis totalement d’accord avec toi. Quand le souci de transmettre le message est présent il faut tout tenter. D’ailleurs de nombreux versets du Coran appellent à réfléchir sur la création.

  17. Question/ Proposition:
    Si un coeur est aveuglé, entre autres, par un rationalisme outrancier.
    Relativiser l’action de ce dernier sur ce premier ne permettrait il pas, avec l’Aide de Dieu évidement, de lever partiellement ou totalement un premier facteur de cécité cardiaque?
    Peux-tu me dire ce que tu penserais de l’entreprise d’une telle démarche stp ?

  18. Le risque d’une Raison outrancière prédatrice et confiscatoire réside dans le fait que celle-ci puisse tenter à un certain moment de se refermer sur elle-même, de disqualifier et de néantiser tout ce qui lui est étranger afin d’ appeller à son culte exclusif indiscutable.
    Que Dieu nous Préserve d’une telle dérive !
    Dieu Sait Mieux.

  19. Paix à toi cher Farid.
    Tu dis: « Tu mets le doigt sur un sujet qui mérite un vrai échange bien plus élargi que ce cadre par messages interposés… »
    J’ai envie de te répondre:  » chacun fait comme il peut cher frère. »
    Comme le dit la sagesse arabe que tu as cité précédemment « si tu ne peux pas faire tout alors ne laisse pas tout « .
    J’essaie d’appliquer ce principe à ma personne et à mon agir.
    Cela étant dit, et pour faire écho à ton invitation à plus d’optimisme, je ne désespère pas que l’impossible d’aujourd’hui ne devienne le possible de demain.
    Dieu Sait Mieux.
    Merci pour ton invitation cher frère.
    Que Dieu Agrée.

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