Un mot sur la médecine arabo-islamique

Dans les articles précédents, nous avons essayé de recenser quelques versets du Livre Sacré et quelques nobles Paroles de notre bien-aimé Prophète, paix et salut de Dieu sur lui, afin d’insister sur le fait que toutes les médecines traditionnelles anciennes jusqu’à celle sur laquelle nous allons travailler ensemble « la médecine arabo-islamique » s’accordent à dire que la connaissance de soi est importante pour deux raisons :

La première, celle de se nourrir en fonction de ses capacités.

Et la seconde qui implique la mise en application de la première, manger de façon saine et harmonieuse accroît notre capacité de communiquer et de nous harmoniser avec le divin.

Enfin, une bonne connaissance de l’alimentation est la médecine préventive de demain. On en arrive alors à la conclusion que nous essaierons de préciser par la suite :

« Manger pour vivre ou vivre pour manger, nous pourrions envisager de manger pour intensifier  notre communion avec le divin. Notre faim pour le divin deviendra alors un appétit irrésistible. Nous parlerons alors de « glouton »… pour le Divin. »

La Médecine arabo-islamique

Avant de poursuivre notre étude, nous souhaiterions nous arrêter un instant sur l’expression « Médecine arabo-islamique » afin d’éviter toute confusion.

Il est important de préciser cette notion de pharmacopée et de médecine « Arabo-islamique ». Pourquoi ce qualificatif « arabo-islamique » qui peut paraître à première vue, ethnique et confessionnel et qui possède, pour beaucoup, une connotation politique ?

En fait, cette définition n’a rien à voir avec l’idéologie et doit se lire au premier degré. Car, quand nous disons de cette médecine (ou de cette pharmacopée) qu’elle est arabe, nous ne voulons pas dire qu’il s’agit de la médecine (ou de la pharmacopée) « des Arabes », au sens ethnique du mot. Nous voulons simplement signifier par là qu’elle est écrite en langue arabe.

En effet, à cette époque, les savants et les médecins, quel que soit leur pays d’origine, écrivaient pour la plupart en arabe qui était la langue scientifique par excellence. A titre d’exemple, le grand savant du Xème siècle, Al-Bîrunî, originaire pourtant du Khârezm, aux confins de l’Asie centrale, déclarait préférer la langue arabe à la langue persane pour la rédaction de ses ouvrages, car, disait-il, la langue arabe rend mieux la pensée scientifique. Ibn an-Nadim, dans son « Catalogue de Botanique » affirmait lui aussi la supériorité de la langue arabe.

Pour définir cette médecine, nous employons aussi, en complément du déterminant « arabe », que nous faisons figurer en premier, le qualificatif « islamique » parce que le cadre de mouvance et de développement de cette science fut le monde islamique, même si des non-musulmans – Juifs et Chrétiens notamment – y ont joué un rôle important.

Cette notion de médecine et de pharmacopée « arabo-islamique », sur laquelle s’accordent tous les orientalistes, relève donc d’une attribution culturelle et non d’une définition ethnico -confessionnelle. Il était nécessaire de bien préciser ce point, avant d’aller plus loin.

A suivre : éviter les maladies en mangeant mieux

 

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