Des municipales 2020 perturbées par le Covid-19, une élection massivement boudée

Les élections municipales 2020 ont été sans pareil en raison de la crise du Covid-19, tant dans l’organisation que dans les conditions du scrutin et le comportement des électeurs. Le second tour organisé dimanche 28 juin dans près de 5 000 communes a été massivement boudé par les électeurs. De grandes villes basculent de bord politique. L’heure du bilan.

La crise sanitaire du Covid-19 a bouleversé l’organisation des élections municipales. A l’exception de la Guyane où le report a été acté pour le scrutin du second tour, celui-ci a été organisé dimanche 28 juin dans quelque 4 800 communes.

Alors que les élections municipales sont connues pour être un scrutin très mobilisateur, un des principaux faits notables à noter est le taux d’abstention record enregistré pour le second tour, organisé trois mois et demi après le premier tour. Il est évalué à 59 %, un record historique. Ce fut aussi le cas le 15 mars, avec une abstention qui s’était alors élevée à 56 % (-20 % par rapport à 2014).

Des municipales marquées par une belle percée des Verts

Les résultats des élections ont été particulièrement attendus dans plusieurs villes, à l’instar du Havre où le Premier ministre, Édouard Philippe, a été finalement élu (58 %). Néanmoins, le parti présidentiel n’a pas réussi son implantation locale, ; quatre ans après sa création, le revers est même plutôt cinglant.

Perpignan est la première ville de plus de 100 000 habitants a basculé sous le giron du Rassemblement national (RN) avec l’élection de Louis Aliot. Si l’extrême droite parvient à se maintenir dans plusieurs villes, elle perd Mantes-la-Ville, la seule commune d’Île-de-France tombée sous le giron du RN en 2014.

C’est surtout la poussée écologiste observée au premier tour qui s’est bel et bien confirmée aux municipales 2020, avec la victoire d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) dans des villes importantes comme Besançon et Strasbourg où Anne Vignot et Jeanne Barseghian ont respectivement remporté leur fauteuil de maire. A Lyon, Grégory Doucet a été élu maire face à Gérard Colomb qui a occupé la place durant 19 ans.

A Bordeaux, Pierre Hurmic, aussi EELV, a mis fin à 70 ans de règne pour la droite. Après 25 ans d’une mandature à droite, Marseille a basculé à gauche avec l’élection de Michèle Rubirola (PS-PCF-LFI-EELV) à la mairie. Cette belle percée des Verts n’est pas sans rappeler celle observée aux élections européennes en 2019.

Martine Aubry (PS) réussit de justesse son pari de maintenir son fauteuil de maire de Lille face à Stéphane Baly (EELV). Anne Hidalgo, qui a su trouver un accord avec le camp écologiste, a été réélu plus facilement à la tête de Paris (48 %) face à Rachida Dati (35 %) et Agnès Buzyn (14,5 %).

Du côté du Parti communiste, deux faits notables à noter : si le PCF récupère la ville de Bobigny avec Abdel Sadi (55 %) face à Stéphane de Paoli (UDI), il perd l’emblématique ville de Saint-Denis. Matthieu Hanotin (PS) a été élu à la tête de cette ville de Seine-Saint-Denis (59 %), devant le premier maire non communiste depuis 1944.

Via
https://www.saphirnews.com

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