Des esclaves chinois sous-traitants des plus grandes marques mondiales

La planète tourne et nous posons ce matin le doigt en Chine. Un rapport australien accuse Pékin de déporter des chinois musulmans dans des usines où ils sont obligés de travailler pour des sous traitants de marques occidentales et asiatiques. 

Il s’agit de 80 marques mondiales. Parmi elles Apple, Sony, Samsung, Adidas, Lacoste, Nike, Uniqlo, BMW Mercedes, Jaguar… Ce ne sont que quelques exemples. Certains produits de ces marques seraient fabriqués par des chinois ouïgours, sous la contrainte, avec en plus des heures de travail et des cours d’idéologie pour les remettre dans le droit chemin. D’après ce rapport rédigé par un centre de réflexion australien spécialiste des pratiques chinoises, pas moins de 80 000 ouïgours auraient été transférés de leur région d’origine, le Xinjiang, pour d’autres zones du pays, là où sont installées les usines.  

Les ouïghours, c’est une minorité musulmane qui est fermement réprimée par Pékin, mais là c’est une autre échelle encore, c’est de l’esclavage. Plus d’un million de ouïgours, internés dans leur région, dans des camps de rééducation.

Les entreprises bottent en touche

Officiellement il s’agit de lutter contre le séparatisme de cette région. En réalité, il s’agit de contraindre les ouïgours à se ranger idéologiquement à Pékin. L’institut australien de stratégie politique a ciblé une trentaine d’usines, notamment à Qindao, dans l’est de la Chine, où sont fabriquées des chaussures Nike et où sont aussi installés de nombreux sous-traitants d’Apple. Les autorités chinoises rejettent ce rapport qui n’aurait pour eux aucune base factuelle, et qui, je cite, « vise à dénigrer les efforts de Pékin pour combattre le terrorisme. »  

Ca c’est la réaction chinoise, peu surprenante. Que disent ces marques ? Elles sont pour le moins gênées, Apple rappelle un engagement déjà passé avec ses sous-traitants exigeant le respect et la dignité des travailleurs. BMW ne peut pas commenter le rapport. Et d’une manière générale, les marques citées expliquent qu’elles ne peuvent pas connaître la manière dont travaillent tous leurs sous-traitants. C’est justement ce que dénonce cette étude, qui invite les marques occidentales ou asiatiques à se pencher plus sérieusement sur les différentes étapes de la fabrication. Pour ne pas participer à de l’esclavage et de la déportation modernes.

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