Un rapport accuse Israël de « génocide reproductif » contre les Palestiniens

Dans un nouveau rapport, publié ce mercredi, deux ONG documentent les violences sexuelles systématique dont sont victimes les Palestiniens et Palestiniennes. « Israël commet depuis des décennies un « génocide reproductif » contre le peuple palestinien », souligne l’enquête.
Un nouveau rapport met en lumière des violences sexuelles « systématisées » contre les Palestiniens. Ce travail de recherche, mené sur plusieurs mois entre décembre 2025 et avril 2026, a été conduit conjointement par le Palestinian Feminist Collective et l’ONG Progressive International.

Destruction des infrastructures de santé à Gaza

Ce nouveau rapport révèle qu’Israël commet depuis des décennies un « génocide reproductif » contre le peuple palestinien, en détruisant les institutions médicales, en exécutant des femmes et des enfants et en dégradant les conditions de vie à un point tel qu’elles entraînent la stérilité. Cette dynamique, selon le Collectif féministe palestinien, se serait accélérée depuis le début du génocide israélien à Gaza le 7 octobre 2023, dans le but de rendre impossible la poursuite de la vie palestinienne.

Le rapport de 188 pages du Collectif féministe palestinien, intitulé « Un État prédateur : la violence systémique sexuelle et sexiste israélienne contre les Palestiniens », indique qu’à Gaza, les hôpitaux bombardés sont privés de carburant, d’électricité, d’anesthésie et de matériel stérile, contraignant les femmes palestiniennes à accoucher dans des abris surpeuplés, des maisons ou des rues jonchées de décombres. Des médecins internationaux ayant travaillé sur place décrivent des interventions chirurgicales, y compris des césariennes, réalisées sans anesthésie.

Le génocide israélien aurait ainsi consisté à « la destruction systématique des infrastructures de santé reproductive et d’autres infrastructures quotidiennes qui rendent la vie des Palestiniens précaire, voire impossible ».

Attaques systématiques contre la santé reproductive

La Commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé indique que l’armée israélienne a systématiquement ciblé les structures de santé reproductive, détruisant maternités, cliniques de fertilité, soins prénataux et unités de néonatologie.

Le rapport évoque aussi une crainte ancienne liée à la démographie palestinienne. En 1995, le géographe israélien Arnon Soffer affirmait que « la menace la plus sérieuse à laquelle Israël est confronté provient des utérus des femmes arabes », estimant que la natalité palestinienne menaçait la sécurité nationale. L’ancienne Première ministre Golda Meir déclarait pour sa part que ses « cauchemars provenaient de la certitude qu’un autre enfant palestinien allait naître ».

Un système de domination, d’oppression et d’effacement

En réaction, la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese a estimé : « Il s’agit d’une dénonciation d’un système qui a transformé la vie palestinienne – les corps, les foyers, les familles, la reproduction et même les morts – en instruments de contrôle et de domination. (…) Il est temps de comprendre que les crimes commis contre les Palestiniens ne constituent pas une simple somme d’abus isolés, mais un système de domination, d’oppression et d’effacement ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Bouton retour en haut de la page