Les groupes audiovisuels publics de l’Espagne, de l’Irlande et de la Slovénie ont annoncé qu’ils ne diffuseraient pas le concours de l’Eurovision 2026, qu’ils ont décidé de boycotter en raison de la participation d’Israël. En France, une lettre ouverte co-signée par les organisations juridiques JURDI et NIDAL appelle France Télévisions à ne pas diffuser le programme musical. Trois pays — l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie — ont annoncé qu’ils boycottaient la 70e édition du concours organisée cette année à Vienne, pour protester contre la décision de l’Union européenne de radio-télévision (UER) de maintenir la participation d’Israël.
L’Islande et les Pays-Bas se retirent de la compétition
L’Islande et les Pays-Bas ont également décidé de se retirer pour la même raison, tout en précisant qu’ils diffuseraient malgré tout le programme. Les cinq pays reprochent à Israël la conduite du génocide à Gaza. Plus d’un millier d’artistes et de groupes ont également appelé au boycott, tout comme Amnesty International, tandis qu’une manifestation pro-palestinienne s’est tenue samedi dans la capitale autrichienne.
Le groupe slovène RTV a annoncé qu’il diffuserait à la place de la finale du samedi 16 mai 2026 un programme consacré aux Palestiniens, la chaîne espagnole RTVE prévoit un événement musical non lié à l’Eurovision, et la chaîne publique irlandaise diffusera un épisode de série télévisée.
Lettre ouverte à France Télévisions et à l’Arcom
En France, les deux demi-finales du concours seront diffusées en direct sur France Télévisions les mardi 12 et jeudi 14 mai 2026. La finale, prévue le samedi 16 mai 2026, sera diffusée sur France 2 en soirée.
Face à cette retransmission, les organisations juridiques françaises JURDI et NIDAL ont publié lundi une lettre ouverte adressée à France Télévisions et à l’ARCOM. Elles reprochent au groupe public d’avoir fait le choix de « maintenir la diffusion de l’Eurovision et de soutenir la participation israélienne au concours de cette année ».
« Les diffuseurs publics espagnol (RTVE), irlandais (RTÉ), néerlandais (AVROTROS/NPO), slovène (RTVSLO) et islandais (RÚV) ont fait le choix de se retirer de l’Eurovision 2026 en réaction au maintien de la participation israélienne, adressant ainsi un signal politique et moral fort visant à rappeler l’exigence de cohérence entre les engagements internationaux des États, la défense des droits fondamentaux et le refus de toute banalisation des violations graves du droit international. »
Alors que la CIJ reconnait le risque plausible de g énocide à Gaza, que la colonisation s'intensifie, FranceTV maintient la diffusion du programme et soutient la participation 🇮🇱 👇 pic.twitter.com/2SQ6aij523
— Juristes pour le respect du droit international (@JURDIasso) May 12, 2026
« La culture ne peut servir de vitrine à l’impunité »
« La culture ne peut servir de vitrine à l’impunité. Participer, c’est déjà un choix », affirme la tribune collective. « Au regard des manquements identifiés et des obligations juridiques rappelées, NIDAL et JURDI appellent France Télévisions à prendre toutes les mesures nécessaires afin de se conformer à ses obligations légales et réglementaires ».
Les signataires demandent ainsi à France Télévisions de « se retirer de l’Eurovision cette année et renoncer à la diffusion du concours, comme l’ont fait d’autres diffuseurs nationaux », ou à défaut de « prendre toute autre mesure de nature à limiter son implication dans la promotion implicite et la légitimation des actions d’Israël,par exemple en s’abstenant de diffuser les prestations du représentant d’Israël ».
Enfin, ils appellent l’ARCOM à enquêter « sur le respect des obligations de France Télévisions » et à exercer une vigilance renforcée « sur la diffusion de l’Eurovision 2026 afin de s’assurer du respect par France Télévisions de ses obligations légales et réglementaires ».
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