Vers une reprise des cultes sans l’Aïd al-Fitr ? La Mosquée de Paris s’insurge du changement de calendrier

L’annonce du chef du gouvernement d’une reprise possible des célébrations religieuses le 29 mai plutôt que le 2 juin afin de permettre aux cultes chrétiens et juif de célébrer leurs fêtes respectives a fait bondir la Grande Mosquée de Paris. A ses yeux, une telle mesure est injuste à l’égard des musulmans, privés de célébrer, quelques jours plus tôt, la prière de l’Aïd al-Fitr dans les mosquées. Si le changement est acté, ce qui n’est pas fait à ce stade, la Grande Mosquée menace d’une saisine de la justice.

La reprise des cultes était initialement envisagée pour le mardi 2 juin. Cependant, la fronde menée ces derniers jours par l’Eglise catholique a poussé le gouvernement à réviser le calendrier en avançant la date possible d’une reprise des offices religieux pour le vendredi 29 mai de sorte à permettre aux catholiques et aux protestants de célébrer la Pentecôte. Pour les juifs, ils seraient alors de fait autorisés à célébrer Chavouot, qui commémore le don de la Torah à Moïse par Dieu sur le mont Sinaï.

Les conditions exactes permettant de nouveau l’organisation des célébrations religieuses demeurent encore à préciser mais, si la date du 29 mai est actée, les musulmans pourraient alors aussi envisager de recommencer à accomplir la prière du vendredi, suspendue depuis des semaines, dans les mosquées. Si tant est que les responsables des lieux de culte soient en capacité de faire respecter les gestes-barrières entre les fidèles à chaque rassemblement.

Un revirement jugé discriminatoire envers les musulmans

Au lendemain de l’annonce faite par le Premier ministre, la Grande Mosquée de Paris s’est insurgé du nouveau calendrier concernant la reprise des cultes, qu’elle estime discriminatoire envers les musulmans.

« Si nous tenons à exprimer aujourd’hui notre stupéfaction et notre déception, c’est en raison de revirements inexpliqués opérés par l’exécutif, qui annonce l’éventualité de célébration d’offices religieux au sein des lieux de culte avant la date prévue, soit dès le 29 mai, pour permettre l’organisation de cérémonies religieuses liées aux fêtes juive et chrétienne de la Pentecôte. Cette approche ne sert ni la République, ni la société, ni le combat contre la pandémie », fait savoir la GMP mardi 5 mai.

Source
https://www.saphirnews.com/

Un commentaire

  1. Salam,encore un acte discriminatoire envers les musulmans. Sans gene. L etat montre son indifference totale envers les musulmans ,sans gêne.
    On devrait faire une liste de tous les manquements de l etat .et on nous demande d aller voter.boycotons!!!.
    Il faut changer tout ça. Ca ne peu lus durer

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