Oui, mais…

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Dans la communication interpersonnelle, et notamment avec les enfants, il est nécessaire de faire attention aux mots employés pour transmettre correctement un message, mais également pour que notre message soit bien compris ; sinon, à quoi bon communiquer ?

Parmi ces mots, il y en a un, petit mais pas insignifiant : la conjonction de coordination « mais », dont la fonction initiale est l’opposition, l’objection.

Dans notre vie quotidienne, cette locution est très présente, voire trop…nous l’employons à longueur de journée, sans forcément nous arrêter sur l’impact qu’elle pourrait avoir sur nos interlocuteurs et sur le message transmis /compris.

Cela est vrai lorsqu’elle est utilisée seule, mais plus encore quand elle est précédée de « oui » dont elle balaie le sens, dire « oui, mais » revient à dire non tout simplement, dans une formulation hésitante. Et face à un enfant, notre « oui, mais » peut être destructeur.

Imaginez-vous, enfant, venant montrer par exemple votre bulletin à vos parents… vous êtes pourtant fier de vos résultats, et là un « oui, mais tu peux faire mieux… » vient grincer dans vos oreilles… que retiendrez-vous de cette phrase à part la négation ?

La locution « mais » vient effacer tout ce qui a pu être dit avant, puisqu’elle vient opposer une autre idée ou possibilité à celle qui la précédait.

En communication bienveillante, il est conseillé de remplacer le « mais » par « et », par exemple.

Et dans ce cas, le « et » viendrait renforcer l’idée initiale au lieu de la balayer complètement ; et si on reprend l’exemple du bulletin, on pourrait dire « oui, et je suis sûr que tu es capable de faire encore mieux » ; dans ce cas-là, l’enfant est respecté dans son sentiment de fierté, il se sent compris, soutenu, mais encore plus il se sentira encouragé.

Remplacer le « mais » par « et » va avoir un impact sur notre enfant mais également sur nous, car cela nécessite des efforts et de l’exercice pour changer notre manière de parler, qui changera de facto notre manière de penser les choses ; au lieu de voir le négatif dans une situation, on recherchera automatiquement le côté positif, on fixera nos pensées sur ce qui est acquis et qui mérite d’être amélioré.

Cela améliorera notre communication car l’enfant, ou l’adulte, en face de nous, ne se sentira pas rejeté (lui ou ses idées) …

Faites le test, c’est magique !

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