Être humain

Nouveau-né, enfant ou adulte,
Au fil du temps chaque vie se sculpte
Une histoire parmi tant d’autres
Aucune histoire sans celles des autres

Être humain par le mouvement
Qu’il soit perceptible ou apparent
Des battements cachés du cœur
A un dur effort de labeur

On l’est d’abord sans le vouloir
On en profite sans le savoir
Et lorsque l’on a conscience de l’être
Pourquoi ne sait-on plus l’admettre ?

Mais qui agit dignement tel que souhaité
Envers son prochain en humanité
Mais qui sait dire réellement
Ce qu’est de vivre humainement

Des paroles n’ont rien de suffisant
Lorsque notre intention les dément
Une prétention n’a aucun crédit
Lorsque notre action la contredit

Sommes-nous donc uniquement des corps,
Condamnés à la loi du plus fort ?
La possession est-elle la vraie valeur,
Qui garantit respect à son porteur ?

Nos cœurs ne frémissent plus
Devant la misère d’inconnus
Qu’ils soient dans nos rues ou nos écrans
Au nom du droit à être indifférents

Pourquoi ne retenir que nos différences
Et ne donner la supériorité qu’à une seule apparence
Ou parfois à une unique appartenance
Pour recevoir notre assistance ?

Certains ont-ils le devoir d’être assistés,
Alors que d’autres le droit d’être ignorés ?
Pourquoi la difficulté ne suit pas le même barème
A l’air de la technologie suprême

Nous sommes tous réduits à la même impuissance
Et à éprouver la même souffrance
Devant la maladie du corps
Ou simplement l’arrivée de la mort

Nous sommes donc si différemment les mêmes
Seule la vision par le cœur en nous sème
Le devoir de servir l’autre au nom de la justice
Afin de ne plus renier au nom de l’injustice

Redevenons humains par notre comportement
Dans notre intimité ou publiquement
Avec un cœur soucieux pour ceux dans le besoin
Et un cœur apaisé envers tout humain

Faire preuve d’empathie
Faire preuve de sympathie
Faire preuve de bienveillance
Faire preuve de bienfaisance

Tant de comportements louables
Et de sentiments appréciables
Qui garantissent à chacun
L’espoir de rester humain.

Un commentaire

  1. Paix à vous M. El Badaoui. Merci pour ces quelques vers dont le fond n’a rien à envier à la forme. Merci de parler d’humanité lorsque certains, oubliant peut-être qui ils sont, ne cessent de diaboliser ou, au contraire, d’angeliser l’autre, lui niant ainsi le droit d’être tout simplement humain. Merci pour votre humanité. Que Dieu vous l’agrée et vous en récompense au-delà de vos espérances!

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