Le bonheur est aussi dans le déconnecté

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Nos écrans, tablettes, smartphones, ordinateurs sont sources de bénéfices auxquels nous adhérons avec enthousiasme tant que nous y trouvons du plaisir et d’avantages.  Car nos écrans nous relient, facilitent une partie de notre travail, nous offrent des multitudes d’opportunités : rencontres, espaces d’information, d’apprentissage, de collaboration, de culture, de divertissement, d’expression, de créativité … Espaces dont nous disposions beaucoup plus pauvrement il y a fort peu de temps.

Ce n’est donc pas leur existence, ni même leur utilisation qui est en cause. C’est la façon que nous avons de nous soumettre à eux.

Nous sommes passés sans nous en rendre compte de l’engouement vis à vis de leur utilité et du plaisir qu’ils procurent à l’esclavage pur et simple. Nos écrans régissent nos vies, nous répondons à leurs sollicitations sans hésitations comme si notre existence en dépendait.

Nous nous sommes enchaînés à eux, pour le meilleur sans doute, mais aussi pour le pire.

50 experts de la santé physique lançaient un appel à la vigilance car la « l’usage abusif d’écrans induit une hyper-sollicitation permanente, source de stress et de fatigue. Il nous prive du temps de repos, de réflexion et de présence au monde indispensables au bien-être et au bien-penser » (1)

Si nous sommes esclaves de nos smartphones, c’est une soumission consentante parce qu’elle nous renvoie une image positive de nous-mêmes. Pour que nos écrans redeviennent ce qu’ils devraient être, c’est à dire un outil à notre service, une pause, un break ou même un peu de « detox numérique » ne ferait pas de mal.

La surconnexion présentant de véritables risques en termes de stress, le repos digital ou professionnel, étant de plus en plus perçu – à juste titre – comme une nécessité pour l’équilibre des individus, certaines entreprises envisagent des déconnexions obligatoires. C’est le cas en France comme en Allemagne où des syndicats se sont mis d’accord avec le patronat pour imposer des déconnexions et/ou blocages de mails aux salariés des sociétés d’ingénierie et de conseil. (2).

Être déconnecté de nos écrans, ce n’est pas être déconnecté tout court, c’est aussi être connecté à autre chose, ne serait-ce qu’à notre environnement, à l’instant présent et á nous-même tout simplement.

C’est aussi être connecté à notre entourage ainsi qu’à toutes sortes de plaisirs simples qui sont, par nature de l’énergie positive, du plaisir qui nourrit, des moments de bonheur qui favorisent le sentiment d’être heureux.

En d’autres termes, ces temps de déconnexions ont des bénéfices pour l’équilibre psychologique, qui va à son tour avoir des répercussions sur notre vie processionnelle mais aussi relationnelle et sur notre santé physique et mentale.

Bref, le bonheur est aussi dans le déconnecté…

(1)     http://www.psychologies.com/Culture/Ma-vie-numerique/Articles-et-Dossiers/Trop-d-ecrans-l-alerte/Trop-d-ecrans-l-appel-de-50-experts-de-la-sante-psychique-a-la-vigilance

(2)     http://www.europe1.fr/high-tech/deconnecter-le-week-end-ce-sera-bientot-une-obligation-1938541

Source : https://batinote.wordpress.com/2017/09/11/le-bonheur-est-aussi-dans-le-deconnecte/

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