Et si ta vie ordinaire devenait extraordinaire ?

T’est-il déjà arrivé de te sentir banal, invisible, ou pas assez accompli parce que tu n’as pas encore le bon diplôme, le bon travail ou la bonne reconnaissance ? Êtes-vous, ou pensez-vous être, une personne ordinaire ? C’est une question qui surgit dans notre cheminement étudiant, professionnel et personnel. Mais ordinaire par rapport à qui ? Par rapport à quoi ?

« Aujourd’hui, sans diplôme, on ne fait plus rien. Ce n’est pas comme à une époque passée ! Un diplôme aujourd’hui, c’est le minimum syndical ! »

Cette affirmation peut prendre une dimension plus large. On peut évoquer la définition d’un « diplôme » dans sa globalité : cela signifierait alors une forme de reconnaissance délivrée par la société, la famille, l’environnement ou même par le regard que l’on porte sur soi-même.

En partant de cette définition, on comprend qu’il existe aujourd’hui une certaine pression à obtenir cette reconnaissance pour ne pas être considéré comme ordinaire et pour trouver sa place dans son environnement.

Une multitude de définitions ressortent lorsqu’on s’interroge sur ce qu’est une personne ordinaire :

  • Être une personne ordinaire, c’est avoir une famille et un travail stables.
  • Être une personne ordinaire, c’est être quelqu’un qui fait le minimum demandé dans son cheminement spirituel.
  • Être une personne ordinaire, c’est être quelqu’un qui se fond dans la masse, etc.

Ce premier sondage met en lumière le fait que ce qui peut être, ou paraître, ordinaire pour l’un pourrait être un rêve à réaliser pour l’autre. Autrement dit, ce n’est pas seulement la situation qui compte, mais le regard que l’on porte sur elle. C’est souvent cette perception qui nous pousse à nous définir, ou à définir l’autre, comme ordinaire ou non.

Habituellement, on peut passer de bons moments avec un groupe de personnes que l’on apprécie et avec lesquelles on partage beaucoup de choses. Cela peut nous apparaître tout à fait normal, ou de l’ordre de l’ordinaire. On peut aussi faire nos devoirs d’école ou accomplir nos tâches professionnelles puisqu’on nous a demandé de les faire et parce qu’on les fait habituellement. Cela n’a rien de magique non plus, et c’est quasiment aussi de l’ordre de l’ordinaire.

On pourrait continuer à citer plusieurs centaines de comportements ou d’actions que l’on accomplit au quotidien et qui peuvent entrer dans ce fameux ordre du normal ou de l’ordinaire. Mais, avec ce que nous avons retenu auparavant, c’est la perception que l’on a de ces comportements et de ces actions qui les rend ordinaires ou non. Nous allons donc reprendre ces mêmes exemples avec une spécificité cette fois-ci : nous allons nous permettre de changer de lunettes et de passer d’une perception du monde fondée sur l’habitude à une perception fondée sur l’intention et l’adoration.

Reprenons donc notre premier exemple avec nos nouvelles lunettes d’adoration, afin d’embellir la perception que l’on peut avoir de ces moments habituels passés avec ceux qu’on aime. Il suffira de mettre l’intention que notre Messager nous a apprise en nous disant : « Il n’est pas un groupe de gens qui s’assoient pour évoquer Dieu sans que les anges ne les entourent, que la miséricorde ne les recouvre, que la sérénité ne descende sur eux, et que Dieu ne les mentionne à ceux qui se trouvent auprès de Lui. »

Rien que le fait de lire ce message avec la projection de l’amour inconditionnel, l’amour en Dieu, qui nous lie à ces personnes, et le fait d’adopter cette intention, transforment l’environnement en paradis sur terre, entouré par les anges. Le moment ordinaire devient alors extraordinaire par cette miséricorde et cette sérénité.

De la même manière, avec ces lunettes d’adoration, on transforme aussi l’action en adoration. Cela nous donne une source inépuisable d’énergie, car notre objectif devient la satisfaction de Dieu, Lui qui est miséricordieux et compréhensif. Il nous revient donc de définir la manière avec laquelle nous souhaitons présenter cette action, ainsi que le niveau d’exigence et d’excellence que nous voulons y mettre.

Cette nouvelle perception d’adoration nous permet de vivre une vraie vie en rose, dans les situations de bonheur comme dans celles de malheur. Quand on voit que le Divin met de la facilité et crée de l’opportunité dans ce que nous percevons comme une difficulté, et fait de la patience l’une des meilleures clés de la réussite, nous confirmons que, quoi qu’il en soit, nous sommes sur un chemin d’épreuve, d’amour et d’adoration. Et quand on aime, on ne partage pas : on donne tout.

Ce qui rend une vie extraordinaire, ce n’est donc pas seulement ce que l’on fait, mais l’intention avec laquelle on le fait. Une rencontre, un devoir, un travail, une aide apportée, un effort discret ou une patience silencieuse peuvent devenir immenses lorsqu’ils sont orientés vers Dieu.

Ordinaire ou pas ? C’est toi qui as la réponse. À toi de choisir d’avoir tes propres lunettes ou de te laisser porter des lunettes qui ne sont pas les tiennes. À toi de transformer tes secondes en adoration continue ou de faire de tes secondes une occupation temporelle et spatiale ordinaire. Le jour où cette relation d’adoration commence à refroidir, rappelle-toi simplement que le seul fait que tu sois un souffle divin exige que tu sois extraordinaire.

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