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lundi 17 juin 2019

Quelques traits de la personnalité du musulman

La personnalité est une structure complexe. Certains, la comparent à un oignon qui comporterait plusieurs peaux successives[1], d’autres[2], à une enveloppe et son squelette. L’enveloppe étant son aspect apparent, et le squelette étant le creuset où se mélangent les énergies et les forces avec lesquelles elle s’exprime. Selon le Dictionnaire de Psychologie, elle est « un ensemble structuré des dispositions innées et des dispositions acquises sous l’influence de l’éducation, des interrelations complexes de l’individu dans son milieu, de ses expériences présentes et passées, de ses anticipations et de ses projets »[3]. Cette définition met en lumière trois composantes principales de la personnalité humaine, responsables de son éclosion et de son développement : 1- les structures psycho-physiologiques innées de la personne, 2- son acquis éducatif et 3- son œuvre volontaire et consciente sur son histoire individuelle. Précisons aussi que, la personnalité, étant unique et propre à l’individu, elle le distingue des autres même s’il a des traits communs avec eux[4]. Elle est, de ce fait, un facteur de différenciation.

Y-a-t-il un moyen pour se purifier l’âme ?

Y a-t-il un moyen de se ressourcer pour se purifier l’âme ? Un moyen de respirer à pleins-poumons un air frais, de sentir sur sa peau les rayons du soleil, d’inspirer le parfum d’un printemps de l’esprit, de prendre un bain de jouvence ?

L’Exode, un voyage qui se perpétue

En évoquant l’exode vers Médine, le Prophète, paix et salut sur lui, a dit «  Il n’y aura plus d’exode après l'Ouverture de La Mecque,mais il restera le combat et l’intention»[1]Dans un autre hadith, il dit aussi « L’émigrant, Mouhajir, est celui qui délaisse le mal »[2]

Combler ce vide intérieur

Tu te sens vide... rien n’a de goût, et les choses qui en ont un sont furtives et finissent par être décevantes, sans but, même écœurantes.

Prendre de la Hauteur…

Avoir le nez collé aux évènements, les yeux rivés sur ses pieds et l’esprit dispersé par le brouhaha environnant ne nous aident pas à avoir une vision d’ensemble. Le seul moyen est de prendre de la hauteur, de s’élever au-dessus de la mêlée et de gravir les hauteurs. En haut, il fait plus calme, l’air y est plus pur, le vacarme a disparu et la vision embrasse l’horizon. Le regard devient perçant, l’esprit critique, le corps se calme, le cœur s’apaise et l’âme se prosterne.

La Science et le cheminement, pour sortir des fausses religiosités

« Seigneur ! Envoie- leur un Prophète issu d’eux-mêmes, qui leur récitera Tes versets, leur enseignera l’Ecriture et la sagesse et les purifiera. Tu es, en vérité, le Puissant, le Sage ! »[1]

La Science, belle et utile dans la conception musulmane, consiste en l'acquisition des qualités qui embellissent l'être, en l’abandon progressif et constant des chaînes qui nous assujettissent à l’ego instigateur du mal et à ses leurs, nous font prisonniers de nos passions et otages des illusions de ce bas monde. Elle ne réside pas en l’accumulation effrénée et superficielle d’un quelconque savoir apparent.

Individualisme et refus de la transcendance

Dans les milieux qui développent une pensée critique envers les dérives de nos sociétés actuelles, l’une des causes souvent invoquée est l’individualisme. L’individualisme serait responsable du manque de solidarité, de compassion, de générosité qui caractériserait nos sociétés modernes, toutes entières tournées vers la satisfaction personnelle. Conjointement à cette dénonciation, on idéalise les sociétés traditionnelles ou les spiritualités qui, elles, avaient, ou auraient, conservé vivant ce sens du partage et de l’autre qui ferait cruellement défaut aujourd’hui. Nous allons, dans cet article, essayer de mettre au clair cette notion d’individualisme afin de voir dans quelle mesure elle peut être effectivement considérée comme l’une des sources aux maux de nos sociétés.

Ici et Maintenant

« Si la fin du monde venait à survenir alors que l'un d'entre vous tenait dans sa main une plante, alors s'il peut la planter avant la fin du monde, qu'il le fasse ! »[1], dit le Prophète Mohammed, paix sur lui.

Prière, prétentions et témoignages

La « prétention » dans ce texte porte l’idée de s’attribuer intimement, à juste titre peut-être, un quelconque pouvoir, une quelconque force. Cela, dans la mystique musulmane, est symptomatique d’un égo toujours acéré. Car, sur la bonne voie, un mystique finit par ne percevoir que la puissance de Dieu, Exalté. Lui, sans prétention, est dans la « prière ». La prière suggère ici une façon d’implorer Dieu motivée par l’impuissance, et témoignant d’une quête vive exprimée dans l’humilité. L’on y invoque Dieu en acteur principal et déterminant, avant de se plier à l’ordonnance divine du bel-agir. On parle alors d’une présence à Dieu.

Si vieillir m’était conté…

L’espérance de vie de nos sociétés riches nous permet de penser que nous pourrons vivre vieux. Pour tous ceux et toutes celles à qui Dieu prête vie jusqu’à la vieillesse, vient un moment où la question du sens à donner à cette nouvelle période de l’existence se pose. Elle se pose avec d’autant plus d’acuité que nous vivons dans des sociétés où la jeunesse est survalorisée, où la performance, l’efficacité sont des critères d’appréciation généralisés. N’avons-nous donc pour horizon de vie que cette dépréciation, cette mise à l’écart que les maisons de retraite et les homes pour personnes âgées peinent à cacher ?

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