Le chemin vers l’ascension

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Au pied d’une montagne, majestueuse et imposante, dont le sommet se frotte aux nuages. Un sommet qui m’a l’air si lointain et tellement inaccessible. On y dit que l’air est pur et que le cœur s’y apaise. Que l’âme retrouve sa douceur originelle et que le corps et tous ses sens se bercent au son de l’Amour que l’être porte.

J’en ai tellement entendu parler de ce sommet. J’en ai lu des ouvrages de ces grands Hommes ayant eu le bonheur d’y goûter. Une poignée d’Hommes qui s’est vu le courage d’affronter cette haute montagne. Franchissant les obstacles, s’agrippant comme jamais en ne perdant jamais de vue ce qu’ils cherchaient. En puisant l’oxygène dans l’espérance et la force dans la crainte. Oui, j’en ai entendu parler de ces valeureux guerriers et de leur noble ascension vers ces hauts sommets…

Moi la montagne, je la regarde et sincèrement, je la trouve belle. Sa grandeur m’émerveille. Elle est attirante par sa pointe qui vise les cieux. Je m’approche d’elle et me fais croire que j’y arriverai, moi aussi. Et pourquoi pas ? Pourquoi pas moi ? Me dis-je… et je m’élance… mais qu’elle est haute la montée ! Je me rends compte à quel point il me manque de l’oxygène, de la force. Alors je m’essouffle vite, m’arrête et chute à plusieurs reprises.

« Armez-vous de patience, Dieu est avec ceux qui sont patients » (8/46)

Certes, il y a ces moments magiques où je me vois emportée par le groupe, excitée par cette énergie qui me pousse et fais taire mon impatience. Cette même impatience qui m’empêche de réaliser à quel point la beauté de ce chemin emprunté est magistrale. C’est fou comme la difficulté peut paralyser tout mon être au point de ne figer mon regard que sur la prise à tenir. Pourtant il y en a des choses à voir sur ce chemin, ne serait-ce la terre sur laquelle je pose pieds, celle qui me nourrit et celle par qui je devrais apprendre ce qu’est l’humilité.

« Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance : car Dieu n’aime pas le présomptueux plein de gloriole » (31/18)

D’ailleurs, on dit que, plus on grimpe vers le sommet, plus les arbres ont les branches tombantes. Serait-ce dû au poids des fruits qu’ils portent ? Enrichis depuis tant d’années par l’engrais de l’Amour, ils ont atteint la grandeur par la sagesse. Plus ils aiment et plus leurs membres se penchent.

On y dit que plus le cœur se purifie et plus aisée se fait l’ascension. Le cœur, un réservoir de vie, le moteur de l’âme qui ne s’entretient qu’à force d’invocations dans un pur climat de sincérité :

« N’est-ce pas, grâce au rappel de Dieu (dhik)r que les cœurs plongent dans la quiétude ? »

Ce chemin est empli d’âmes ayant pris la décision de conquérir cette haute montagne. Des mains tendues lorsque les nôtres n’ont plus la force de tenir les prises. Des paroles réconfortantes qui nous rappellent l’Unique, que Son nom soit exalté, le Seul qui puisse en fin de compte nous permettre à nous aussi de contempler la vue du haut de cette majestueuse montagne.

 

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