Doit-on voter aux primaires 2016-2017 ?

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Primaires ou présidentielles ?

Aujourd’hui la question qui taraude tous les Français est de savoir s’il faut participer ou non aux élections des primaires ?
Avant de répondre à cette question et d’analyser les enjeux de ces primaires, il est fondamental de faire un focus sur les primaires de 2011. A l’analyse des résultats de 2011, on s’aperçoit que la médiocrité des résultats de certains candidats ne les a pas empêchés d’accéder à des responsabilités ministérielles. Nous citerons l’exemple de Manuel Valls qui, malgré sa place d’avant-dernier aux primaires, a obtenu le poste de Premier ministre en 2014. A contrario, Arnaud Montebourg fut évincé du gouvernement malgré ses résultats aux primaires.

Ces primaires mettent en exergue le bouleversement du visage politique et des codes institutionnels. La crise interne des partis politiques et l’augmentation de l’abstentionnisme sont les facteurs qui poussent les hommes politiques à de plus en plus de dérives.

Les primaires faussent-elles les élections présidentielles ?

L’état d’esprit actuel étant à la division, chaque « clan » doit élire celui ou celle qui va représenter le parti. Chacun des candidats doit prouver qu’il est « présidentiable ». La multitude de candidatures et l’exagération à outrance des plans de communications des candidats démontrent l’accentuation de la décadence du jeu institutionnel. En effet, les débats actuels mettent en exergue les problèmes personnels de chacun en les clouant au pilori. Les débats font l’impasse sur les choses essentielles qui intéressent les Français en se focalisant simplement sur la personnalité des candidats et en ne révélant que les faiblesses de chacun.
Porter le parti et la nation ne sont plus les enjeux primordiaux des candidats, l’heure n’étant plus à l’unité. Nous assistons à une lutte fratricide au sein d’un même parti censé avoir une ligne de conduite ou une idéologie commune. Cette surenchère était prévisible compte tenu des débats qui se sont déroulés tout au long de l’été. Nous pouvons citer l’exemple du burkini et la position exagérée des différents hommes politiques qui se présentent aux primaires.

L’appétence des électeurs en désuétude

Ce désengagement des électeurs s’explique également par l’impression d’avoir autant de partis que de candidats au sein d’un même parti. Par conséquent, le sentiment général est à la lassitude chez les électeurs. Cette situation est inquiétante pour la démocratie puisque les Français n’ont aucune visibilité sur les mécanismes de fonctionnement des partis politiques.
La confrontation politique est devenue une guerre de personnes et n’aborde plus les débats de société, on assiste donc à un regain du populisme.
Malgré 1 ou 2 € (selon les partis) de frais de participation par tour et la signature d’une « Charte de l’alternance », les bureaux de vote seront ouverts à tous les inscrits sur les listes électorales.
Le contenu de cette Charte reste à mon sens très général et pourrait même coïncider avec les valeurs des différents partis.
Les élections qui se préparent sont-elles essentielles pour le rassemblement de la Nation, pour la préparation de cette échéance cruciale ? Ou sont-elles un faire-valoir pour les différents candidats ?
Les élections présidentielles seront-elles galvaudées par ces primaires ou seront-elles servies par cet outil démocratique ?

Les primaires : une élection officieuse ?

En effet, aucun texte de loi ne vient préciser ou organiser les élections des primaires. Les primaires ne sont donc pas une élection officielle. Par conséquent, un candidat qui souhaiterait se présenter aux élections présidentielles, et ceci malgré sa défaite aux primaires, aurait la possibilité de se présenter comme candidat aux présidentielles.

Les sondages : un outil fiable ou approximatif ?

Les sondages viennent fausser la vie politique française. En effet, ils essaient d’orienter les citoyens français en désignant d’avance le futur présidentiable. On s’aperçoit que les représentants politiques s’inspirent tout de même de ces sondages afin de mesurer leur popularité. Les électeurs choisissent donc leur candidat en fonction des résultats de ces sondages. Néanmoins, l’actualité a démenti les idées véhiculées par ces sondages comme le démontre l’élection présidentielle aux États-Unis qui plaçait Hillary Clinton vainqueur de ces élections.

Doit-on participer aux primaires de 2016-2017 ?

Le système, tel qu’il nous est proposé aujourd’hui, pourrait nous amener à répondre par la négative, puisque l’enjeu de ces primaires vient simplement mettre en évidence la crise que vivent les partis politiques de nos jours et montre également l’absence de leadership au sein des différents partis politiques. Auparavant, le chef du parti était le candidat désigné d’office pour représenter le parti aux élections présidentielles ; c’était une évidence. Finalement, la politique française est entrée dans un marasme dont elle n’arrive pas à sortir. Le choix ne sera pas facile compte tenu des dissonances des discours des candidats et de leur personnalité. Néanmoins, le devoir citoyen reste une priorité.
Pour conclure, la pléthore de candidats n’aidera pas les citoyens à se prononcer. Les électeurs ne sont pas plus avancés et ces primaires ne donneront sans doute pas une tendance pour les présidentielles. Les non-réponses des politiques concernant les problèmes essentiels des Français (chômage, pouvoir d’achat, etc.) risquent d’entraîner un désintérêt pour ces élections.

 

 

 

1 commentaire

  1. Salam.pourquoi le devoir citoyen reste 1priorite?
    Mon devoir citoyen en tant que musulman et même non musulman est de boycotter toute élection comme le font courageusement les marocains au maroc.ils ont prix conscience que ce n est que mensonge ,hypocrisie… Vous voulez soutenir vos ennemis, ceux qui combattent les musulmans.chacun prend ses responsabilités

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