L’importance de l’enthousiasme dans le processus d’apprentissage

Comment expliquer que des enfants, des personnes d’un âge avancé et/ou analphabètes, parviennent à mémoriser le Coran dans son intégralité tandis que d’autres, pourtant dans des conditions plus avantageuses n’y parviennent pas ? Qui ne s’est jamais retrouvé face à l’incapacité d’apprendre, même lorsqu’il ne s’agit d’ailleurs que de théories ou de concepts simples? Et si la réponse à ces questions résidait tout bonnement dans notre capacité ou incapacité à nous enthousiasmer?

Le cerveau humain est, comme chacun le sait, doté d’une étonnante capacité de mémorisation, qui se voit d’autant plus importante et efficiente lorsqu’elle est exploitée avec enthousiasme. Reconnu comme étant l’un des véritables moteurs de l’apprentissage et un puissant engrais cérébral, l’enthousiasme permet à l’apprenant, enfant ou adulte, d’utiliser et d’exploiter au maximum l’extraordinaire potentiel que Dieu lui a donné.

A ce sujet, le neurobiologiste Gérald Hüther rapporte que dès lors que l’individu s’enthousiasme pour une action quelle qu’elle soit, des transmetteurs neuroplastiques se répandent dans le cerveau humain en agissant tel un engrais, et ce, à tout âge. Mais encore une fois, ces neurotransmetteurs ne se répandent que si et seulement si  les centres émotionnels du cerveau s’activent.

Il est donc aujourd’hui scientifiquement démontrable que le cerveau d’un enfant ou d’un adulte se développe là où il est utilisé avec enthousiasme. Et que le réservoir d’enthousiasme d’un enfant est presque inépuisable (contrairement à celui de l’adulte, devenu au fil de son existence, beaucoup moins enclin à s’enthousiasmer…). Ses fameux neurotransmetteurs peuvent se déverser de 50 à 100 fois par jour.

L’enfant est en outre naturellement possesseur de dispositions spontanées, dont une est sans conteste le vecteur essentiel et principal de l’apprentissage : le jeu. Si l’apprentissage d’un enfant se  fait alors sous forme de jeu et qu’il y prend plaisir, il se montrera beaucoup plus à même de progresser dans une matière ou un domaine quelconque.

Malheureusement, il a (trop) souvent été rapporté qu’il existait des cerveaux génétiquement programmés, que des parents “sots” engendraient des enfants “sots” et que des parents “intelligents” engendraient des enfants “intelligents” (les adjectifs sont mis entre guillemets car encore faut-il s’entendre sur la définition exacte de ces termes complexes…). Mais il n’en est rien. Chaque être humain porte en lui des facultés diverses qu’il se doit simplement de développer et d’exploiter.

André Stern, fils du chercheur et pédagogue français Arno Stern, affirme à ce propos que lorsque l’enfant ou l’adulte est en mesure d’aller au bout de son enthousiasme en l’approfondissant de manière infinie, il en découle naturellement un effet secondaire :  la compétence. Et que sont les compétences sinon les clés de notre réussite ?

Chaque être peut donc recéler en lui les caractéristiques d’un “génie potentiel”. Et il suffit pour ce faire de se montrer attentif aux activités et aux domaines qui nous passionnent. Encore une fois, tout n’est qu’une histoire de passion et d’enthousiasme. Une langue étrangère par exemple, se verra maîtrisée ou acquise bien plus rapidement si son apprentissage est motivé par un certain enthousiasme, un amour ou une passion quelconque : l’amour d’un pays ou l’amour de la langue en question.

Alors apprendre la guitare, le dessin, le chinois ou encore le Coran dans son intégralité n’est que plus que faisable, tant à 7 qu’à 77 ans… et surtout lorsque le cœur y est.

Ne nous décourageons donc jamais et surtout, enthousiasmons-nous !

 

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