Il y a 36 ans, des Palestiniens étaient massacrés à Sabra et Chatila

Près de 2000 réfugiés palestiniens furent massacrés dans le quartier de Sabra et le camp de Chatila à proximité de Beyrouth (Liban), du 16 au 18 septembre 1982.

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Un triste anniversaire. Il y a 36 ans jour pour jour,  entre le 16 et le 18 septembre 1982, 800 à 2000 réfugiés palestiniens vivant dans les camps de Sabra et Chatila au Liban étaient massacrés par les milices chrétiennes. Présente sur place, l’armée israélienne avec à sa tête le ministre de la Défense de l’époque Ariel Sharon, laissa faire.

Rappel des faits. Trois semaines plus tôt, Israël prend le contrôle de Beyrouth après deux mois de siège. Sous supervision américaine, des combattants palestiniens de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) sont expulsés de la capitale libanaise, mais Israël est convaincu qu’il y a encore dans les camps de réfugiés des combattants. L’armée israélienne encercle alors les camps. Le 14 septembre 1982, un attentat tue le président libanais Béchir Gémayel qui venait à peine d’être élu déclenchant la colère des miliciens phalangistes chrétiens. L’armée israélienne les laisse entrer à Sabra et Chatila.

Saeb Erekat, le négociateur palestinien en chef a réagi : »Le massacre de Sabra n’est pas qu’un un souvenir mortuaire des crimes barbares commis contre notre peuple; il est aussi le reflet de l’impunité dont jouit Israël », ajoutant : « Ariel Sharon est le principal responsable de ce massacre. Il a été aussi responsable de beaucoup d’autres crimes de guerre commis contre le peuple palestinien. Sharon est mort sans rendre de comptes ».
Plongé dans un coma artificiel en 2006, Ariel Sharon meurt huit ans plus tard. Il n’a jamais été poursuivi devant la justice pour les massacres de Sabra et Chatila.

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