« Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne »

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Je suis maman de trois adolescents, je vis en région parisienne depuis ma naissance quasiment et travaille dans le milieu associatif depuis plusieurs années.

J’ai grandi dans une maison où l’on pratiquait les deux langues : l’arabe et le français ;

J’ai ainsi toujours porté de l’intérêt à la force des mots et à la beauté du verbe.

Comme beaucoup d’autres parents, mes parents m’avaient inscrite dans une mosquée pour apprendre l’arabe et quelques sourates lorsque j’étais enfant.

Nos professeurs avaient décidé d’organiser un petit concours de récitation du saint Coran. 

Ce jour-là, je gravis les quelques marches du minbar et on me mit un micro entre les mains…c’était la toute première fois que j’entendais aussi clairement ma voix porter la Parole divine. J’y mis donc tout mon petit cœur d’enfant et je ressortais « victorieuse » non seulement car on m’avait attribué le premier titre mais surtout parce que je sentais la naissance d’un amour pour le Livre Saint…. un amour déposé par Dieu, une motivation par la volonté de Dieu.

Plus tard, à l’âge adulte, poussée par les vives recommandations d’un homme pieux qui nous faisait comprendre que la proximité de Dieu et de Son Prophète (paix salut sur lui) se gagnait plus facilement par la proximité du saint Coran, j’entrepris par la grâce de Dieu, sa mémorisation ; mon 3ème enfant n’avait alors que deux ans.

J’étais également très sollicitée sur le plan associatif, il me fallait donc une très bonne organisation et beaucoup de rigueur et par la grâce de Dieu tout s’installa de manière très naturelle. Je décidai de renoncer à toutes les choses superflues et à ordonner ma journée dans ses moindres minutes.

Il faut dire que l’essentiel de mon assise avec le Coran se déroulait le matin très tôt ce qui me laissait le reste de la journée pour m’atteler à d’autres tâches. Mais il ne fallait pas juste aménager un temps, il fallait aussi « installer » un état d’esprit. L’amour du Coran cohabite difficilement dans un cœur préoccupé par des choses futiles, voire néfastes.

Avec un groupe de sœurs que j’aime énormément, en parallèle de notre apprentissage personnel, nous avons ouvert des cercles où nous étudiions, mémorisions, enseignions tout simplement à lire convenablement le saint Coran.

Nous prenions pour devise la parole prophétique  » le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne ».

Être en étroite relation avec la Parole divine, tenter de la comprendre, prendre le temps de l’écouter apporte une sérénité et un regard plus doux sur le monde.

On se met donc en contact avec autrui avec davantage de recul, d’humilité et on s’inscrit dans une volonté d’apprendre des autres car on réalise qu’on ne connaît pas grand-chose.

Le Coran est Lumière et il permet justement de faire la lumière avant tout sur sa propre personne, de prendre conscience de ses manquements et d’aspirer au meilleur ; une manière de se confronter à soi-même et de comprendre que le chemin est long mais qu’il vaut la peine d’être emprunté.

Il m’a permis de réaliser cette parole divine qui nous rappelle que le changement que nous appelons tous de nos vœux dans nos sociétés, pour un monde plus juste, commence par la réforme en soi et sur soi.

Cela m’a également permis de rencontrer des personnes exceptionnelles desquelles j’apprends tellement et qui incarnent les belles qualités citées dans le Coran. 

D’être attentive aux signes de Dieu qu’Il a placés en chacune de Ses créatures, de pouvoir lire dans chacun des gestes de la vie qui nous entoure, des messages clairs qui nous sont personnellement adressés ; voici un apprentissage puisé dans le Livre de Dieu.

Si j’avais un conseil à donner à ceux qui veulent entreprendre la mémorisation du saint Coran, tout en sachant que les réalités des uns et des autres sont différentes, c’est d’invoquer Dieu pour qu’Il nous facilite ce projet.

 En effet, les personnes qui formulent l’intention de mémoriser le saint Coran ont accompli une partie du chemin : avoir la volonté !

Et toute cette volonté n’aura de sens et d’existence que dans la volonté de Dieu. Cela reviendrait à espérer, à demander, à prier et insister auprès du Très-Miséricordieux pour que Lui veuille !

Car quand Il le voudra, dans Son infinie bonté, Il nous ouvrira toutes les portes qui mènent vers ce grand bien.

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