Nicolas : « je sentais que j’avais quelque chose de bien que les autres n’avaient pas.»

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Je me rappelle que lors de mon premier mois de Ramadan on était en hiver, donc les journées étaient courtes. C’était en 1997, j’avais 18 ans. Le fait de jeûner était tout nouveau pour moi. J’habitais à l’époque chez mes parents et je jeûnais sans qu’ils le sachent.

A la rupture, je mangeais discrètement quelques petites choses dans la cuisine puis j’attendais de manger le repas avec la famille. J’avais tendance à trop manger le soir et le matin comme si jeûner 10h de suite était une chose énorme, dans l’ensemble tout s’est bien passé ! 

Lorsque mes parents ont su que je jeûnais, ils n’ont pas vraiment mal réagi mais au début ils étaient plutôt interrogatifs sur ce que je faisais par rapport à la pratique religieuse. Cependant je me rappelle une fois mon père a surgit dans ma chambre en me criant d’aller manger ; j’ai refusé et j’étais attristé. Attristé non pas par rapport à moi-même mais sur le fait que ceci perturbait mes parents. J’ai jeuné le mois entier et à l’époque j’étudiais au lycée hôtelier. J’étais le seul à jeûner de ma classe et peut-être même du lycée, c’était une situation spéciale, je sentais que j’avais quelque chose de bien que les autres n’avaient pas. J’étais fier d’expliquer aux autres le jeûne et l’Islam. Je me souviens que mon professeur de restauration avait été très surpris que je jeûne et du fait que je fusse musulman. Il m’avait posé beaucoup de question sur ce qui me motivait à faire cela, et je me rend compte que le jeûne de Ramadan a permis à mon entourage de savoir que j’étais musulman. »

 

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