Ramadan : un mois à partager en famille… un défi à relever !

Le mois de Ramadan est un mois où les bénédictions de Dieu se déversent sur Ses créatures. Pas toujours évident d’être prêts pour recevoir tous ces dons mais, surtout, comment en faire profiter son entourage proche ?

Si le Ramadan est le mois du Coran, de la solidarité, de la prière de nuit, c’est aussi le mois du partage et de la famille.

Alors comment vivre son Ramadan sans être en décalage avec ses proches et en profitant ensemble de cette ambiance particulière ?

D’après ‘Aïcha, que Dieu l’agrée, le Prophète, paix et salut sur lui, a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec sa famille et je suis le meilleur d’entre vous avec sa famille… ». (1)

D’après ‘Aïcha que Dieu l’agrée : « le Prophète, paix et salut sur lui, priait alors que je dormais allongée sur son lit et lorsqu’il voulait faire le witr, il me réveillait et alors je faisais le witr. » (2)

A travers ces deux hadiths, nous voyons l’importance de la dimension familiale dans le cheminement.

Pendant le mois de Ramadan, c’est l’occasion de multiplier les moments ensemble, notamment les temps d’adoration.

Je suis père de trois enfants, dont deux grands ados et une petite fille de bientôt 3 ans. Avec mon épouse, nous mettons un point d’honneur pour que le Ramadan soit un mois spécial et qu’il puisse laisser des traces sur la famille.

Ce qui est important pour nous, c’est que chacun profite à son niveau… et que chacun participe à sa façon.

La première chose que nous faisons, c’est de décorer la maison pour que l’empreinte du Ramadan soit présente (guirlande lumineuse, banderole Ramadan mubarak, petites décorations de table … ).

Ensuite, ce qui me paraît important, c’est d’avoir un PROGRAMME spirituel avec des résolutions (défis à réaliser), par exemple faire toutes ses prières à l’heure, diminuer le temps d’écran, avoir un minimum de lecture de coran chaque jour. Ce programme et son application restent individuels, à chacun de s’organiser. Cependant, pour que tout le monde profite, il faut une participation active dans les tâches du quotidien (rangement, préparation de la table, cuisine) et même pour la plus petite ; Hors de question que maman ou papa restent bloqués dans la cuisine ! C’est donc à tour de rôle que chacun prépare le repas du soir et c’est d’ailleurs l’occasion de se concurrencer dans les petits plats…

Aussi, il est important d’avoir des temps communs. Au sein de notre petite famille, il y a le temps du sohour (repas avant l’aube) avec la prière de l’aube (sobh) ; également la préparation de l’iftar (repas de rupture)ou un peu de temps avant la prière du maghreb, nous écoutons le coran, nous faisons les invocations ensemble, nous rompons notre jeûne puis nous prions ensemble et mangeons ensemble.

Nous pouvons nous rendre compte que ces temps d’adoration en commun, renforcent les liens familiaux et aident à créer un climat plus apaisant.

Dans la mesure du possible, nous essayons également d’aller ensemble aux prières du ‘icha et prières de nuit (tarawih) à la mosquée, quand cela est réalisable.

En parlant de famille, nous essayons également, de rompre le jeûne une fois par semaine avec la famille élargie (parents, fratrie, neveux et nièces, …), ce qui permet le rapprochement et le partage.

Pour finir, depuis la pandémie, nous avons mis en place, une chronique ramadan pendant les 10 premiers jours de ce mois béni (environ 1h avant la rupture), où nous donnons rendez-vous aux jeunes que nous côtoyons, à nos familles (neveux et nièces) et notre entourage, afin de participer à un petit temps en ligne sur une vertu ou un thème en lien avec Ramadan.

La plus-value de cette expérience, est la participation active de nos enfants et jeunes, puisque ce sont eux qui ouvrent cette rencontre (par la lecture du coran), qui animent et clôturent la séance (invocation). Je souligne ici cette expérience, puisque ce rendez-vous quotidien des 10 premiers jours a pris une place importante, un rendez-vous à ne pas manquer et qui a permis également des retrouvailles et surtout une motivation dans les bonnes œuvres.

Nous prions Dieu, pour que tous ces moments passés ensemble dans l’adoration, laissent une trace dans le cœur de nos enfants et des plus grands également, et qu’ils permettent de donner une dimension de joie et de partage dans l’approche de l’adoration.

Que Dieu nous facilite, ces derniers jours de Ramadan et qu’Il nous permette de goûter à Sa proximité.

« Le contraire de la misère ce n’est pas la richesse. Le contraire de la misère, c’est le partage. » Abbé Pierre.

(1)   Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan

(2)   Rapporté par Boukhari et Mouslim

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