Se marier et pratiquer la continence

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Dans les sociétés fières d’appartenir à un système libéral, de « confusion » entre les sexes et où l’immoralité se fait dominante faute de repère absolu, on préfère pour des soucis économiques, rendre les liens qui relient les conjoints, précaires et impunément dénouables.

 

Le libertinage et le concubinage sont préférés à la fidélité contractée par le mariage. Aujourd’hui on veut un conjoint sans risquer de se retrouver, demain, démuni de tous ses biens et obligé de repartir à zéro. Les propositions d’unions sous des formules « sans facture et sans engagement » fleurissent au détriment de la salubrité morale et la stabilité psychique des nouvelles générations. Les chiffres ne manquent pas pour diagnostiquer les maladies et les séquelles sociales dans les sociétés occidentales où règne un rationalisme sourd et aveugle. Sourd pour entendre le Message divin, et aveugle pour voir la lumière de Dieu.

L’importance que l’Islam donne à une ambiance sociale saine en vue d’une bonne croissance morale est d’autant plus capitale que la propreté de l’air pour la bonne croissance physique.

En Islam, le constituant élémentaire de la société c’est la famille. Pour participer à cette société et contribuer à son édifice sur des bases solides, le seul moyen est de se marier en vue de fonder une famille.

Se marier en Islam n’a pas pour seul but de mener une vie autonome dans l’intimité du couple, c’est surtout le moyen d’accéder à une responsabilité par laquelle le candidat se fera apprécier davantage s’il fait preuve de plus de qualités morales. La stabilité sociale par le mariage, l’enfantement et le port de la responsabilité du foyer sont un facteur important qui contribue à la maturité des hommes. Le prophète, paix et salut de Dieu sur lui, a dit « O jeunes ! Celui qui peut tenir un foyer qu’il se marie, car le mariage aide à préserver le regard et la chasteté ; quant à celui qui ne peut point qu’il jeûne, cela l’aidera à supporter »[1].

Le choix du conjoint, homme ou femme, se fait en fonction de ce que l’on veut faire de sa vie. Dieu pose un choix clair et sans ambiguïté. Dans un verset, Dieu dit :  » Ô Prophète ! Dis à tes épouses, si vous voulez la vie ici bas et sa parure, venez alors je vous donnerai vos droits et je me séparerai de vous d’une bonne séparation. Mais si voulez Dieu, Son Prophète et la demeure dernière alors Dieu a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense. »[2] Ainsi, que celui ou celle qui veut la vie dernière, choisisse une conjointe ou un conjoint qui veut la même chose.

Vouloir la vie dernière est une conduite pertinente et une pratique persévérante, ce n’est pas un slogan creux ou une prétention sans preuve. Dans ce cas, les critères conformistes du type « jeune, riche et séduisant(e) » ne sont plus en vigueur et doivent céder la priorité aux critères moraux, l’aspiration à la vie dernière en premier.

La relation qui existe au sein du couple musulman n’est pas une relation banale, juridique où règne une inégalité des sexes : l’homme est le maître et la femme est soumise comme aiment le sous-entendre les occidentalistes ; mais c’est une relation d’amour et de miséricorde. Dieu dit :« Parmi Ses signes est qu’Il vous a créé à partir de vous-mêmes des épouses afin que vous trouviez auprès d’elles le calme et le gîte et qu’Il a établi entre vous des liens de tendresse et de miséricorde »[3]. Ce verset illustre que la femme est de la même nature que l’homme, c’est à dire qu’elle lui est, de ce point de vue, parfaitement égale et que l’homme n’a aucune raison de se sentir supérieur à elle.

La femme est un être à pleine dignité. Comme l’homme, elle doit rendre compte de ses actes devant Dieu, et comme l’homme elle est appelée à s’élever spirituellement pour mériter un devenir meilleur. L’Islam accorde à la femme mariée toutes les garanties de sécurité et de dignité, elle est le trésor jalousement défendu par toute la famille et la garantie de l’avenir; alors qu’en Occident la femme est réduite à un objet de plaisir, à une marchandise bon marché et manipulée par la publicité.

Ainsi il n’y a pas raison de chercher à concurrencer l’homme, de lui emboîter le pas dans tous les domaines de la vie, à courir derrière le mirage de l’égalité comme l’incitent les « féministes complexées »; mais au contraire rechercher la complémentarité entre les deux sexes. L’Islam accorde au mari le devoir de diriger la vie conjugale et familiale et de subvenir aux besoins de sa nichée, et à la femme le devoir de préserver la vie conjugale et familiale des risques de l’instabilité, une caractéristique de la famille dissolue aujourd’hui.

Dans ce même verset, il est rappelé que l’homme ne peut retrouver son calme, c’est à dire son équilibre psychique, qu’en vivant auprès de son épouse. Enfin Dieu nous rappelle que la vie conjugale tire sa force des liens de tendresse et d’amour réciproques qui unissent les deux époux et qui sont parfois remplacés par des liens de miséricorde quand l’un d’eux est malade ou trop vieux ou frappé de quelque infirmité.

La vie de famille en Islam est faite d’affection vraie sous-tendue de décence, de responsabilité, de pudeur et de chasteté. Les règles de la bonne conduite conjugale sont abondamment exposées dans le Coran et les Hadiths. C’est dire l’importance que l’Islam accorde à cette institution vitale dans la vie de la communauté ; le mariage garantit l’unité et la protection de la famille, l’avenir moral et spirituel des enfants et contribue à édifier la société sur des bases solides.

 


[1] Hadith rapporté par Boukhari et Muslim

[2] Coran : sourate Les Coalisés, V28-29

[3] Coran : Les Byzantins V21

 

1 commentaire

  1. Merci pour cet article qui traite d’un mal tant vécu par les sociétés occidentales qu’orientales. Peu d’entre nous osent parler du mariage qui est pourtant d’une importance capitale et une chose à laquelle pensent beaucoup de jeunes comme moi, sans que la plupart des musulmans semblent prendre en considération ce problème très sérieux.
    C’est un sujet dont il faut vraiment parler, merci d’en avoir fait un article.

  2. Si seulement on interpretait ce article tous de la même maniére sans ambiguité, au jour d aujourd’hui le celibataire ou la celibataire ne trouverait pas autant de mal à se marier, le divorcé ou la divorcée, ne retserait pas des années « divorcé(e) ainsi que le veuf ou la veuve. les gens autour de nous, mes freres et mes soeurs ne s en soucis guère et pourtant c est un mal aise continuel qui nous fais battre chaque jour sans savoir si demain je serais chaste…. Qu Allah nous donne la force de la patience puis celle de l endurance

  3. salem, dommage que l’article est mal écrit et ambigue. je ne vois pas le lien entre le titre et l’article. j’ai eu beaucoup de mal à saisir le sens des premiers paragraphes…………..
    wasalem

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