La place des écrans dans nos foyers …

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Le petit écran, cette machine infernale a pris place dans nos foyers et même une place de choix quand on voit la taille des nouveaux écrans plats, LCD plaqués au mur de nos salons ou même chambres à coucher !

Les programmes télé tournent surtout autour du divertissement abêtissant ou des émissions toujours aussi fabriquées de toute pièce, souvent anxiogènes et déformant la réalité que l’on connaît au quotidien. Peu importe les sujets d’actualité, s’il y a bien un sujet qui fascine c’est le thème de l’islam malheureusement présenté de façon négative ou sous l’angle du terrorisme, il faut dire c’est très vendeur ! Malheureusement ce qu’on observe c’est que la communauté musulmane dans son ensemble a une position critique face à ce phénomène mais il n’empêche que les musulmans sont les premiers consommateurs de ce genre d’émissions, voilà le paradoxe qu’il faut pointer…

Jusqu’à quand allons-nous regarder cette télé-poubelle, qui ne répond en rien à nos attentes ni ne correspond à nos principes, il est davantage très risqué de regarder la télé en famille lorsque l’on voit les images de pub, de télé-réalité qui nous imposent la nudité, les obscénités le plus normalement du monde !

Non seulement il est périlleux et contraire à notre éthique de se trouver face à cette avalanche d’images néfastes mais en plus c’est chronophage ! A nous de reprendre en main notre façon de vivre comme de consommer et je vous suggère de revenir à des activités plutôt traditionnelles qui se perdent comme les jeux de société en famille, la lecture quotidienne, les sorties au parc pour observer la nature, faire du sport, aller voir des expositions, visiter des musées et plein d’autres choses encore qui nous libèrent et ne nous enferment pas dans cette bulle où le mal règne en permanence.

Bien que ce sujet ne repose pas seulement sur les épaules de la femme en particulier mais bien de chaque parent ou membre qui compose le foyer musulman, il est important de souligner que l’enfant reproduit ce qu’il voit de ses parents ; ainsi soyons des personnes responsables ayant la volonté d’éduquer nos enfants dans un cadre familial serein et sain.

Redonnons à nos enfants le goût de la lecture, la proximité des livres, l’envie de produire et d’écrire, de recourir au travail manuel pour leur éveil et leur développement, d’autres petits écrans ont envahi les foyers : les tablettes, les portables nouvelle génération et autres smartphones ; ainsi comme il en va de l’équilibre au sein de la famille dans la gestion du temps passé les yeux rivés sur les écrans, il est fort utile de s’accorder un temps limité face à ces diverses utilisations !

Nous sommes dans un monde de la précipitation où tout passe très vite et nous en oublions les priorités, nous passons peu de temps réellement à la communication malgré les nouveaux modes de communication, nous sommes présents mais absents dans le même temps, arrachés à un autre monde, celui qui se dit virtuel et nous oublions de vivre la vie réelle, celle de la rencontre avec autrui, celle des échanges en famille, celle du partage culinaire, celle de la réalité du quotidien simple et modeste…

2 Commentaires

  1. Paix à vous Mme Meziani. Tout d’abord, merci pour cette sensibilisation à un problème qui, malheureusement, prend de plus en plus d’ampleur dans notre quotidien familial et domiciliaire. Je souhaiterais attirer votre attention sur le fait que si effectivement le support télévisuel comporte bien des risques, il peut également véhiculer et offrir certaines opportunités. En effet, faut il réellement remettre en cause « l’outil », « le support » ou plutôt l’utilisation que l’on en fait ? Ne peut on pas par exemple, d’un point de vue quantitatif, limiter le temps de regard télévisuel (O combien chronophage ! ) afin de privilégier comme vous le proposiez d’ autres activités plus enrichissantes ou plus socialisantes (sport, lecture, jeux de société, discussions etc…) ? D’un point de vue qualitatif, ne pouvons nous pas sélectionner les programmes que l’on regarde (documentaires sur la nature, l’histoire, émissions politiques, societales etc, etc, etc…)? Pour les nouvelles générations dont l’importance du rôle télévisuel semble s’effacer progressivement au profit d’internet et des écrans de smartphones, l’individualisation de ces petits appareils n’isole t-elle pas encore d’avantage l’individu que la télévision placée au centre du salon ne le fait? N’y a-t-il pas ici un risque plus grand de se déconnecter du réel pour vivre dans un monde entièrement virtuel ? Doit on réellement céder à la tentation simplificatrice radicale de diaboliser l’outil ou faut-il, au contraire, relever le défi de la complexité que pose cette problématique et y répondre par la subtilité en modifiant par exemple l’utilisation que l’on en fait. Faut-il limiter notre ambition à la neutralisation de l’outil ou, au contraire, essayer d’en profiter un maximum?

  2. Autre question: doit on se contenter de fuir le risque ou faut il au contraire y faire face et essayer d’agir en amont sur celui-ci de façon proactive en adoptant, par exemple, via un savant dosage, un protocole de dessensibilisation? Immunisé ainsi, l’enfant, qui de toute façon sera confronté à ce même risque sous d’autres formes une fois en dehors du foyer parental, sera d’autant plus fort pour y faire face à son tour.

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