Pour une enfance heureuse

À la lumière d’un livre très passionnant sur l’enfance, à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau de Catherine Gueguen intitulé « Pour une enfance heureuse », je voulais vous donner quelques pistes pour comprendre ce petit être qui, même si on a du mal à l’intégrer, n’a pas le même fonctionnement que nous et ce, à cause d’une donnée essentielle: l’immaturité de son cerveau.

En effet, cette mésentente entre adulte et enfant, cet « analphabétisme émotionnel », serait évitée si l’on savait exactement comment fonctionne vraiment le cerveau de l’enfant pour lequel on est forcément un modèle.

Trois éléments sont à rappeler et ce sont ce que le livre tend à nous montrer :

– « Le cerveau est bien composé de différentes parties qui se développent à différents rythmes ».

-« Toutes les facultés ne s’activent pas en même temps ; certaines ne se développent qu’après des mois voire des années et par interaction, c’est-à-dire selon un processus non pas simple et linéaire mais complexe et systémique. »

-« L’environnement affectif (la qualité et le climat des relations, c’est-à-dire  la sécurité, la confiance, la douceur et l’empathie) n’est pas un accessoire utile et sympathique, c’est le terreau même qui conditionne tout le potentiel de croissance ; l’environnement affectif constitue la condition fondamentale permettant au cerveau de se développer dans toutes les facultés, ou non. »

Ainsi, le parent, l’enseignant ou tout éducateur se doit de développer sa patience, son intelligence relationnelle pour comprendre le comportement à adapter à l’enfant mais aussi sa bienveillance et sa présence.

Ainsi, la connaissance des neurosciences affectives nous aide à nous placer en modèle éducatif bienveillant, ni égoïste, ni violent, et réussir l’accompagnement de l’enfant.

Un exemple que soulève Catherine Gueguen est justement très important : on a souvent du mal à faire face aux cris incessants de notre tout-petit qui, en faisant une crise, a du mal à se calmer, et devient ingérable. Dès lors que l’on comprend que son comportement est dû à l’immaturité de son cerveau, le parent s’apaise, se rassure sur la « normalité » de son enfant et la relation peut repartir sur de nouvelles bases encore plus solides.

Ainsi, l’être humain est profondément social et c’est justement dans l’interaction avec les autres que son cerveau se construit. Les bases justement se font de la naissance à l’âge de 6-7 ans : son cerveau est encore immature et il enregistre alors tout : le négatif comme le positif. Il est ainsi de l’intérêt du parent de le faire grandir harmonieusement pour que le « bon pli » soit pris et continuer à l’adolescence.

Un livre utile et très intéressant pour les parents ou les personnes en interaction avec des enfants.

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