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Présidentielle 2017 : François Fillon à la rencontre du CFCM

François Fillon a rencontré, mardi 11 avril, une délégation du Conseil français du culte musulman (CFCM), dirigée par Anouar Kbibech, dans le QG du candidat des Républicains.

Aux côtés du sénateur-maire de Troyes François Baroin, François Fillon a indiqué, selon un communiqué, avoir « rappelé son attachement à une laïcité ouverte et respectueuse des croyances de chacun, y compris son refus de l’interdiction du voile à l’université, sa volonté de ne pas remettre en cause les grands équilibres de la loi de 1905, et son intransigeance à l’égard de toute initiative contraire aux lois et valeurs de la République ». L’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy a également invité le CFCM à « poursuivre ses efforts pour s’ouvrir à la société civile » et à « gagner en représentativité et en légitimité ».

Des incompréhensions du CFCM exprimées

De son côté, le CFCM a exprimé, mercredi 12 avril, « son incompréhension de la volonté affichée (de François Fillon, ndlr) de "mettre le culte musulman sous un contrôle administratif strict", en contradiction avec la laïcité » ainsi que « son rejet de toute mise sous tutelle du culte musulman, qui doit bénéficier des mêmes droits et qui est soumis aux mêmes devoirs que les autres cultes en France ».

L’instance a invité le candidat de la droite à « une extrême vigilance sur les termes utilisés concernant par exemple la référence aux "territoires de la République abandonnés aux salafistes" ou la volonté de "combattre le totalitarisme islamique" », estimant qu’« une telle formulation contribue à entretenir l’amalgame entre l’islam et le comportement de certains groupuscules qui instrumentalisent la religion musulmane ».

Une demande non entendue à lire le communiqué de François Fillon, où il a réitéré « sa volonté de lutter sans relâche contre le totalitarisme islamique ». Le député a « précisé sa volonté de renforcer le contrôle administratif, par une lutte déterminée contre les prêcheurs salafistes et la fermeture des lieux de culte abritant des activités contraires à l’ordre public ». Selon lui, « la constitution d’associations cultuelles musulmanes pour la gestion des lieux de culte et le respect des obligations de transparence financière prévues par la loi, ainsi que par un dialogue étroit avec le Conseil français du culte musulman, interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, permettront d’y parvenir ».

La rencontre a été, pour le CFCM, « l'occasion de réaffirmer l’inquiétude des musulmans de France concernant la tournure prise par certains débats dans cette période électorale propice à la surenchère politique et médiatique ». Cette rencontre est la première organisée à la demande du CFCM avec les principaux candidats à l’Elysée.
 
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