L’occasion de renouveler mon amour…

Au prophète Muhammad, paix et salut sur lui, car en ces jours bénis, la Terre revit cette journée où toutes les créatures virent la clémence de Dieu se concrétiser dans l’être le plus cher. Par cette occasion, il m’est impossible de ne pas être touchée, et émue face à la commémoration de cet événement. Dieu m’a honorée et valorisée en m’envoyant Muhammad, le loué, le comblé d’éloges, le digne d’éloges. En ces jours heureux, je ne peux cacher ma joie quant à la naissance de ce joyau. Je ne peux empêcher mon cœur de battre pour lui encore plus. Comment ne pas manifester son bonheur et fêter sa naissance ?

En tant que femme, mes pensées se dirigent aussitôt à la mère de mon joyau Muhammad, Amina. Elle, qui porta en son sein une émeraude, qui vécut une grossesse des plus honorables, une maternité noble. Comment devait-elle se sentir en vivant cela ? En enfantant ? En voyant le monde changer en cette journée de sa naissance, paix et salue sur lui ?

Ces questions me rappellent qu’il y a quelques années, j’ai écrit à l’occasion de la naissance d’une petite fille appelée Amina, un petit poème que je lui ai offert pour remercier ses parents de ce si beau prénom :

Quel beau prénom que celui de la femme qui honora l’humanité toute entière

En portant en son sein la lumière

Muhammad, et qui d’autre que lui, illumina les cœurs.

Amina, toi qui annonças la plus belle des nouvelles aux humains sur Terre

Par ton corps, Dieu a choyé notre cher Muhammad

Et par ton nom, il fut confiant et protégé entre les mains du Créateur…

Ô Amina ! Réjouis-toi, tu seras la plus honorable des mères,

Par ta progéniture, l’humanité fut sauvée de l’ignorance

Pour être guidée vers le salut et le bonheur.

Alors quel honneur et quelle valeur de faire partie de la communauté,

De celui pour lequel toutes les créatures se sont réjouies,

Et même la lune, pour le saluer, fut partagée

Alors que son visage par toutes les lumières, éblouit.

Ô Amina ! Réjouis-toi ! Qui est Celui qui t’a donné

Une descendance noble qui réjouit ?

Mes sœurs, mes frères, invoquez Celui qui, par sa bonté

A conquis les cœurs de sa générosité

Par le plus cher, Muhammad, la clémence révélée

Et grâce à qui, nos enfants se voient attribuer

Des prénoms riches de sens et de mémoire.

Faites en un rappel perpétuel dans leurs petits cœurs

Malgré l’entourage d’oublis et de déboires…

Je ne sais pas pour vous, mais, pour moi, quand il s’agit du Prophète Muhammad, je n’arrive pas à entendre son histoire passivement. J’ai besoin de plonger dans son contexte et dans le feuilleton de sa vie pour sentir au plus près de mon âme ce qu’il a pu ressentir et endurer. Je m’efforce de me représenter sa vie comme une séquence que je perçois réellement.

J’ai tellement envie de le voir et de lui raconter…

Je pense que tout le monde a vu ces vidéos de micro-trottoir sur la question : « S’il était parmi nous qu’est-ce que tu pourrais lui dire ? ». Waoooo ! Le voir ? Parmi nous ? Attendez. J’ai besoin de deux minutes de réflexion… Non pardon, j’ai besoin d’abord de pleurer. Après quoi, mes yeux seront peut-être un peu plus propres pour le voir. Ensuite, si je le vois… Personnellement, je ne sais pas si je pourrais lui parler. Franchement ! Qu’est-ce que je vais lui dire ?

Le silence sera plus digne.

Je me souviens qu’il y a quelques années, avant que Dieu ne me guide parmi mes sœurs et frères, je ne savais pas du tout ce qu’« aimer le Prophète » voulait dire. Je pensais qu’aimer c’était ressentir son cœur battre pour une personne qu’on admire et qu’on chérit. (Définition rapide et superficielle bien sûr).

Mais je pense que j’ai commencé à l’aimer vraiment, seulement depuis ce jour-là. Ma définition de l’amour avait complètement changé. Depuis ce jour où cette chère sœur (peut être qu’elle se reconnaîtra ou pas) m’a demandé de m’occuper du module de la Sira. Je me suis dis à ce moment-là, « c’est l’occasion de voir si tu aimes sincèrement le Prophète ». En réalité, cette sœur m’avait offert un présent sans le savoir (ou peut être qu’elle le savait). Elle m’a permis de vivre avec ce noble personnage une série d’événements qui m’ont permis de le connaître et de lui renouveler mon amour à n’importe quelle occasion. Désormais, je vis avec lui. Ca ne fait pas longtemps qu’on cohabite mais depuis c’est le bonheur. Je suis comblée.

 

Un commentaire

  1. Merci Taquoi pour ton recueillement devant Sa vie .
    Connaître pour aimer réellement a l’air nécessaire en effet.
    Ce qui est certain c’est que connaître permet de « mieux aimer ». Si la connaissance d’une personne enrichit la pensée, elle peut fournir aussi la sensibilité que l’on éprouve en face d’un semblable. Mais cette émotion produit aussi en écho le désir d’aller plus loin, de s’informer, de connaître… la boucle est bouclée. Face au Prophète_paix et salut sur lui_ dont sa vie nous est révélée et livrée de sa naissance à la mort, comment ne pas être inspiré par ses choix, ses rires, ses pleurs, ses questions et sa qualité de vie avec les Autres.
    Je m’efforce aussi de vivre avec Lui du mieux que je peux et je me remémore ce don que nous a fait Dieu, ces qualités honorables que je voudrais faire miennes. Mais hamdoulillah en attendant que je le rencontre inchallah, j’ai mes frères et sœurs parmi lesquelles je puise ces vertus.

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