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Mots fragiles, larmes infinies

Sur une page vierge, je retrace le récit de mon hémorragie
Cet ictus de la mélodie
Trop de tristesse dans ma rhapsodie, avilie
Parce qui s'est passé dans le grand Paris.
Par une nuit d'automne, des âmes ont été pourchassées
Bannies des rives incertaines de la vie...

Dans mon esprit, les arbres en deuil saignent d'amertume
Kheireddine est mort, Marion est partie
Le chant est interrompu et les muses ne dansent plus
Aux professeurs, aux simples gentes auxquelles la sauvagerie a ôté la vie
A vous citoyens de la nation, martyrs de l'Humanité
Nos mots fragiles et nos larmes infinies...

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