LE MUR

Il se dresse comme un épouvantail,
Face à un peuple démuni, le combat n’est pas de taille.
On célèbre la chute d’un mur à côté de nos portes,
Leçon de liberté, voilà ce à quoi l’on nous exhorte.
Hypocrisie occidentale, aveuglement mondial,
Ce mur n’est-il pas assez grand voire colossal.
Érigé contre un peuple tel une pierre tombale
Pour justifier la propagation de l’emprise coloniale.
Dans les yeux des enfants, le reflet du mur de la désolation,
De l’injustice nous sommes passés à la condamnation
De l’espoir nous sommes passés à la résignation,
Comme un pied-de-nez face au mur des lamentations.
Sur leur terre, chez eux, ils sont maintenant en prison,
Le mur de la Honte se propage comme un poison,
Pour finir le travail d’une guerre déjà très sale,
Pour sonner le glas d’une bataille si déloyale.
Mais qu’ils sachent que ce mur ne cache pas les étoiles dans la nuit,
Et qu’ils sachent que les murs ne sont construits que pour être détruits,
Que plus forts que les remparts, il y a les prières dans la nuit,
Que plus imposant que leurs chars, il y a la foi épanouie.

Un commentaire

  1. Salam,

    très beau poème, qui se termine par un rappel et de l\’espoir.
    Qu\’Allah les aide et les rende encore plus forts !

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