Rappel sur la fête du sacrifice « ‘Aïd Al-Adha »
Créé le dimanche 6 novembre 2011 10:08
La fête du sacrifice (Aïd Al-Adha) est une fête importante pour les musulmans. Sa célébration permet de couronner la fin du pèlerinage qui constitue un des grands rites de l’islam et un de ses piliers. Elle est également une occasion pour chaque musulmane et chaque musulman pour honorer leur foi et vivre des moments de joie et de charité.
Elle a été instituée par le Prophète Mohammed (pbsl) en signe de dévotion à Dieu et de reconnaissance au Prophète Ibrahim (pbsl) pour son exemplarité et son parfait dévouement à Dieu. Il est alors du devoir de tout musulman de la commémorer dignement et de la transmettre à sa descendance.
D’après Abderrahman Ibn Jabir, le Prophète (pbsl) a ramené deux béliers blancs tachetés de noir, corpulents, cornus, et il a dit avant de les immoler : « Au nom de Dieu et Dieu est le plus grand. Ô Seigneur je sacrifie ce mouton de la part de Mohammed et de sa communauté qui ont témoigné que Tu es l’unique Dieu, et que j’ai transmis le message. » (Rapporté par Mouslim)
L’histoire de cet évènement nous a été transcrite dans le saint Coran. La sourate les rangées nous relate l’histoire dans un détail émouvant :
« Puis quand celui-ci fut en âge de l'accompagner, Ibrahim dit : "Ô mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc ce que tu en penses”. Ismaël dit : “Ô mon cher père, fais ce qui t'es commandé : tu me trouveras, s'il plaît à Dieu, du nombre des endurants”. Puis quand tous deux se furent soumis à l'ordre de Dieu et qu'il l'eut jeté sur le front, voilà que Nous l'appelâmes “Ibrahim ! Tu as confirmé la vision. C'est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants”. C'était là certes, l'épreuve manifeste. Et Nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : “Paix sur Abraham”. Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants; car il était de Nos serviteurs croyants. »
Mérites du sacrifice
Nous nous contentons ici de rappeler brièvement quelques textes illustrant la valeur de cette fête auprès de Dieu et le bénéfice que les musulmans peuvent s’offrir de leur sacrifice.
Dieu, exalté, a dit : « Prie donc ton Seigneur et offre-Lui un sacrifice » (Sourate L’abondance verset 2) Le Messager de Dieu (pbsl) a dit : « O Fatima ! Lèves-toi pour assister au sacrifice, tes péchés seront pardonnés dès que tombera la première goutte de sang. Et dis ma prière, mes actes de dévotion ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur de l’univers, qui n’a point d’associé. Et c’est ce qu’il m’a ordonné de faire, et je suis le premier à m’y soumettre. » Imrane, un compagnon, a dit : « O cela ? Ou alors pour tous les musulmans ? Le Prophète répondit : « Ceci est valable pour tous les musulmans. » (Rapporté par Ahmed)
Dans un autre hadith le Prophète (pbsl) a dit « l’homme n’accomplit pas une action plus agréable à Dieu le jour de l’aïd que celle d’offrir un sacrifice. Le Jour de la Résurrection, l’offrande viendra intacte, avec corne, sabots, poil et laine. Le sang qui en coule est estimé de Dieu avant même qu’il ne touche le sol. Soyez en heureux..» (Rapporté par Ibn Maja et Tirmidhi)
Ce jour-là a été qualifié par le Prophète (pbsl) de « grand pèlerinage » comme le montre ce hadith : « Le Messager de Dieu s’est arrêté le jour du sacrifice près de ‘el jamarat’ (lieu où l’on lapide Satan) lors du pèlerinage d’adieu et a dit : « Quel jour sommes-nous ?» Les compagnons répondirent « Nous sommes le jour du dit à ce moment : « C’est le jour du grand pèlerinage. Votre sang, vos biens et votre honneur vous sont sacrés comme la sacralité de ce pays, en ce jour.» …. (Rapporté par Ahmed)
Bienséances de la fête du sacrifice
Afin de tirer profit des mérites inhérents à ce jour béni, il conviendrait aux musulmans d’observer certaines recommandations prophétiques :
Dans la tradition prophétique, il est conseillé, pour celui qui veut sacrifier, de ne pas se couper les cheveux et les ongles jusqu’à ce qu’il sacrifie sa bête. En effet, selon Oum Salama, le Prophète (pbsl) a dit : « Lorsque vous entrez dans les dix jours (de Dhoul-Hijja) et que l’un d’entre vous veut sacrifier une bête, qu’il s’abstienne de se couper ses cheveux et ses ongles.»
Selon Hassan Ibn Ali : « Le Messager de Dieu (pbsl) nous a ordonné de mettre nos plus beaux habits, de nous parfumer, de sacrifier les plus corpulents de nos animaux et de partager la vache entre sept, et de glorifier Dieu à haute voix, et d’observer la tranquillité et la solennité. »
Le sacrifice doit avoir lieu le matin de l’aïd après la prière dédiée à cette fête et non avant. Le Prophète (pbsl) a dit : « Celui qui sacrifie sa bête avant la prière, c’est de la viande qu’il s’offre à sa famille, quant à celui qui la sacrifie après la prière, il aura accompli le rite du sacrifice » (Rapporté par Al-Boukhari)
Le Prophète (pbsl) a égorgé deux béliers le jour du sacrifice. Lorsqu’il les a orientés vers la qibla (direction de la Kaaba), il a dit : « Je tourne mon visage exclusivement vers Celui qui a créé les cieux et la terre ; et je ne suis point de ceux qui Lui attribuent des associés. Ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur de l’univers, qui n’a point d’associé. Et c’est ce qu’il m’a ordonné de faire, et je suis le premier à me soumettre. Ô Seigneur ce sacrifice est de Toi et pour Toi, de Mohammed et de sa communauté » Puis il a dit : « Au Nom de Dieu » et il a égorgé. (Rapporté par Al Byhaqi)
La bête à sacrifier peut être un chameau, une vache (qui peut être partagé entre plusieurs personnes) ou un mouton. Selon la parole de Dieu : « Pour qu’ils rappellent le nom de Dieu sur ce qu’Il leur a octroyés des bêtes de troupeaux. » (Sourate Le pèlerinage, verset 34)
La validité du sacrifice est conditionnée par l’état de la bête. Elle doit être exempte de défauts apparents. Selon la parole du Prophète (pbsl) : « Quatre défauts font que le sacrifice n’est pas accepté : la bête borgne de manière apparente, récupérer. » (Rapporté par Tirmidhi)
Il est recommandé pour la personne qui sacrifie de consommer une partie de la viande de la bête sacrifiée et de donner une partie. Selon la tradition prophétique, il est recommandé de partager la viande du sacrifice en trois parts: un tiers pour soi-même, un tiers pour l’offrir en cadeau et un tiers pour le donner en aumône pour les pauvres. Dieu dit : « Mangez-en et donnez-en à manger aux nécessiteux, les pauvres... » (Sourate Le pèlerinage, verset 28)
Il est possible de retarder le sacrifice au deuxième ou troisième jour de l’Aïd. En effet, le Prophète (pbsl) a dit : « Tous les jours de ‘Tachriq’ sont valables pour le sacrifice. » Une Facilité accordé à la communauté musulmane pour rendre plus souple la célébration de cette fête. Ainsi, En cas d’empêchement majeur, le musulman peut sacrifier sa bête dans les deux jours qui suivent le jour de l’aïd.